« Nettement meilleur » que le déficit prévu
Le déficit comptable du Québec s'est établi à 5,5 milliards $ au 31 mars
Par La Presse Canadienne
Le déficit comptable du gouvernement du Québec s'est établi à 5,5 milliards $ pour l'année financière qui s'est terminée le 31 mars, selon les états financiers consolidés rendus publics vendredi.
Ce résultat est «nettement meilleur» que le déficit de 11,4 milliards $ prévu au budget 2025-2026, «dans un contexte marqué par les tensions commerciales avec les États-Unis et une forte incertitude économique», a fait valoir le cabinet du ministre des Finances, Eric Girard.
«Les comptes publics démontrent que le Québec a obtenu de meilleurs résultats que prévu malgré un contexte économique particulièrement exigeant», a déclaré M. Girard dans un communiqué.
Selon lui, ces chiffres «témoignent de la résilience de notre économie et confirment le bien-fondé de notre démarche de retour graduel à l'équilibre budgétaire et de maintien d'un haut niveau d'investissement dans nos infrastructures, au bénéfice des Québécois».
Le déficit comptable de 5,5 milliards $ correspond à 0,9 % du PIB.
«Les résultats projetés ou publiés ailleurs au Canada montrent également que le Québec se distingue avec le deuxième plus faible déficit comptable en proportion de son PIB», a indiqué M. Girard, aussi ministre responsable des Infrastructures.
Après les versements au Fonds des générations de 2,3 milliards $, le déficit budgétaire s'est élevé à 7,8 milliards $, ou 1,2 % du PIB, mentionne le gouvernement.
Le mois dernier, des résultats préliminaires faisaient état d'un déficit budgétaire de 7,2 milliards $, ce qui constituait un recul de 47 % par rapport aux prévisions. Le déficit comptable était, pour sa part, évalué à 4,9 milliards $.
Ces chiffres ont depuis été révisés à la hausse de 606 millions $ «en raison de la mise à jour de certaines données relatives aux revenus fiscaux et aux transferts fédéraux», explique le cabinet du ministre.
Il précise également que les revenus ont augmenté de 2,8 % par rapport à 2024-2025, «principalement grâce à la croissance des revenus fiscaux découlant de la vigueur de l'activité économique».
Quant aux dépenses, elles ont augmenté de 2,9 %. Le gouvernement attribue principalement la hausse à la rémunération dans le réseau de la santé, de la hausse du coût des médicaments, de la création et de la conversion de places subventionnées en garderie ainsi que de paiements anticipés liés à certains projets de transport collectif.



