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Pluies et temps froid de mai

Production maraîchère: un bon deux semaines de retard

Production maraîchère: un bon deux semaines de retard
Photo: Sylvio Morin/EnBeauce.com
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Le temps maussade de mai, et les pluies importantes — 125 millimètres en Chaudière-Appalaches, pour une moyenne annuelle de 91 mm — ont retardé le début de saison de la production maraîchère dans la région.

«On est un bon deux semaines en retard», a signalé Élisabeth Angers, propriétaire de Les Jardins d'Élisabeth, de Saint-Elzéar. La dame a partagé ses commentaires à EnBeauce.com lors d'un événement de presse tenu jeudi, pour le lancement des Arrêts Gourmands, auquel elle assistait.

«On a pas pu rentrer aux champs parce que c'était trop mouillé. Et il y a eu les froids aussi.» La productrice a dû attendre qu'ils s'assèchent avant de pouvoir semer, notamment, ses carottes et betteraves, ainsi que planter ses oignons et poireaux, qui comptent parmi les nombreux légumes qu'elle cultive.

Même la culture en serre (tomates, concombre, laitue, fines herbes, etc.) a eu des soubresauts de départ avec un manque de luminosité. «Mais là, on est dans un environnement contrôlé. C'est pas comme à l'extérieur», a fait remarquer Mme Angers, qui garde un bel optimisme. «On va se reprendre, on va reprendre le temps perdu. S'il y a de la chaleur, il n'y a pas de problème. Je suis pas inquiète pour la suite des choses», a conclu la productrice qui opère ses jardins depuis maintenant 10 ans.

Cultiver pour partager

 Même son de cloche de la part de Carl Bouchard, qui produit les légumes pour l'organisme Cultiver pour partager. «La saison est en retard de deux à trois semaines», a-t-il dit à EnBeauce.com, venu le rencontrer sur ses terres à Saint-Alfred.

À partir de la mi-mai, dans les parties les plus sèches de ses champs, il a planté des légumes hâtifs, comme des patates, des oignons et des choux, mais pour le reste, il a fallu s'adapter aux périodes de pluie et aussi de froids importants.

«Ici, on a une terre mouilleuse. Alors, ça nous désavantage beaucoup. Il faut attendre que ça sèche. Par rapport au même temps l'an dernier, on est bloqué», avait-il dit lors de notre passage le 3 juin.

L'agriculteur a quand même réussi, depuis, à semer ses carottes et à planter tomates et concombres, parmi tant d'autres légumes

Ironie du sort, les responsables du projet Cultiver pour partager, qui fournit des légumes frais à la banque alimentaire Moisson Beauce, avaient convenu avec M. Bouchard de produire cette année des légumes en récolte hâtive, plutôt qu'automnale. «Ça tombe mal parce qu'on sera pas hâtif, on va être tard!», de dire le producteur avec philosophie.

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