À l'occasion de la Journée mondiale contre le cancer du poumon, l'Association pulmonaire du Québec rappelle que le cancer du poumon ne concerne pas seulement les fumeurs.
En effet, le radon, un gaz radioactif naturel invisible et sans odeur, est la première cause de cancer du poumon chez les personnes qui n'ont jamais fumé. Comme il est impossible de savoir si une maison contient du radon sans la tester, il est important de mieux faire connaître ce risque et les moyens de s'en protéger.
Les données disponibles sont préoccupantes : 18 % des demeures québécoises mesurées ont un taux de radon trop élevé (plus de 200 Bq/m³ d'air), exposant leurs occupants à un risque accru de développer un cancer du poumon. Comme le radon est invisible, inodore et insipide, la seule façon de savoir si une habitation présente un risque est d'en mesurer la concentration.
« Le radon est un risque réel, mais évitable. Personne ne devrait développer un cancer du poumon parce qu'il ignorait que sa maison contenait un niveau dangereux de radon. Nous avons les connaissances et les moyens d'agir; il faut maintenant une volonté gouvernementale », a souligné Dominique Massie, directrice générale de l'Association pulmonaire du Québec.
Trois actions prioritaires pour se protégerà
Ainsi, l'Association pulmonaire du Québec appelle le gouvernement du Québec à mettre en place trois mesures essentielles:
1) Rétablir la subvention pour continuer le recensement du radon au Québec, afin de maintenir à jour les informations disponibles pour la population, notamment la cartographie du radon accessible sur le site de l'Association pulmonaire du Québec.
2) Mettre en place un programme de détection pour favoriser le dépistage dans les résidences, les écoles, les garderies et les autres bâtiments fréquentés par le public.
3) Offrir un soutien financier aux ménages à faibles revenus afin qu'ils puissent effectuer les travaux correctifs nécessaires lorsque des concentrations élevées de radon sont détectées.
Le cancer du poumon demeure l'un des cancers les plus meurtriers au Québec. Si le tabagisme reste le principal facteur de risque, le radon constitue la principale cause de cancer du poumon chez les non-fumeurs. En cette Journée mondiale contre le cancer du poumon, l'Association pulmonaire du Québec invite le gouvernement à faire du radon une véritable priorité de santé publique et encourage la population à mesurer la concentration de radon dans leur domicile.