L'expansion des systèmes d'imagerie diagnostique numérique donne au personnel des services d'urgence un meilleur accès aux connaissances spécialisées dont il a besoin pour établir des diagnostics qui sauveront des vies.
Le Dr Jean Chalaoui, chef de la division de l'imagerie cardio-pulmonaire au Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM), et codirecteur du projet conjoint PACS des universités McGill-Montréal, cite un cas où un homme de 52 ans s'est présenté dans un hôpital de Montréal en éprouvant de graves douleurs thoraciques. Les médecins de l'hôpital ont pu consulter à distance des experts d'autres centres du Québec, au moyen de la technologie de l'imagerie diagnostique numérique, pour établir que l'homme avait une petite coupure à l'aorte qui aurait pu le tuer en quelques heures sans une intervention chirurgicale.
« C'est parce que nous avons pu faire appel à une équipe de cardiologues et à des experts en image thoracique que nous avons su presque immédiatement ce qu'il fallait faire », dit le Dr Chalaoui. « C'est ce genre d'avancement que nous réalisons en matière de traitement aujourd'hui grâce au PACS. »
La progression de l'imagerie diagnostique numérisée signifie que les radiographies, échographies, tomodensitogrammes et IRM peuvent maintenant être mis à la disposition des professionnels de la santé autorisés et des patients, plus rapidement et mieux que jamais, quel que soit l'endroit où le test a été effectué et quel que soit le lieu où se trouvent le prestateur de soins de santé.
L'accès à distance et le partage des dossiers d'imagerie diagnostique sont possibles grâce aux nouvelles capacités d'archivage numérique connues sous le nom de PACS (Picture Archiving and Communication System).
Environ 70 % des 7,6 millions d'images diagnostiques prises annuellement dans le secteur public au Québec sont numériques. D'ici la fin de 2009, ce nombre passera à environ 90 %.
Dans les réseaux universitaires intégrés de santé (RUIS) de Montréal et de McGill, le système sera entièrement numérique d'ici juin 2010.
Le PACS s'avère également précieux pour améliorer l'accès aux soins dans les communautés des régions nordiques du Québec.
Le Dr Chalaoui cite le cas d'un homme blessé dans un accident de VTT, à qui on a évité un transfert risqué vers un centre hospitalier urbain, du fait que des spécialistes de Montréal ont pu visionner ses images diagnostiques au moyen d'un PACS.
« Il a été soigné sur place et, pour le patient, c'était la meilleure solution », dit le Dr Chalaoui. « Il est demeuré dans sa communauté avec sa famille, ce qui a grandement contribué à ses soins. Ces cas que je cite sont des cas types que nous rencontrons tous les jours maintenant.
Richard Alvarez,président et chef de la direction d'Inforoute Santé du Canada (Inforoute), mentionne que le PACS – financé en partenariat avec les provinces et territoires – pourrait être au service de quelque 26 millions de Canadiens d'ici le 31 mars 2009. « Le PACS améliore la productivité des médecins, technologues et radiologistes, ainsi que l'accès aux soins. Les gens obtiennent leur diagnostic deux fois plus vite, le traitement peut donc débuter beaucoup plus tôt. »
Un rapport indépendant commandé par Inforoute, pour évaluer les avantages de l'imagerie diagnostique numérique et du PACS, fait état d'autres avantages importants tels que la réduction du temps de traitement des patients, une meilleure qualité de prise en charge des patients et des hospitalisations plus courtes. Du côté des cliniciens, on parle de moins d'examens exécutés en double et d'une meilleure utilisation des ressources financières et humaines.
Inforoute, une organisation indépendante sans but lucratif financée par le gouvernement fédéral, investit conjointement avec chaque province et territoire pour accélérer le développement et l'adoption des projets reliés aux dossiers de santé électroniques, incluant le PACS. Ces systèmes sécurisés fournissent l'information dont les cliniciens ont besoin pour mieux appuyer la prise de décision assurant la convenance des soins, et l'information nécessaire aux patients pour gérer leur propre santé.
Pour en savoir plus sur ce que les investissements dans le dossier de santé électronique ont pour conséquence sur les soins de santé au Canada, visitez le site www.infoway-inforoute.ca.
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