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Sondage: le Canada peut mieux gérer Trump qu'un Québec souverain

Sondage: le Canada peut mieux gérer Trump qu'un Québec souverain
Photo: La Presse Canadienne
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Près de la moitié des Québécois affirment qu'un Québec indépendant aurait beaucoup moins d'influence qu'un Canada uni face à la menace actuelle des États-Unis, selon un nouveau sondage.

Réalisé par la firme Léger pour l'Association d'études canadiennes, le sondage par panel en ligne révèle également que près de la moitié des répondants estiment que les politiques du président américain Donald Trump constituent une menace pour la langue française au Québec.

«L'idée que nous entendons parfois de la part des leaders d'opinion québécois selon laquelle le Québec aurait plus d'influence seul (…) ne semble pas être un argument de vente convaincant, a indiqué Jack Jedwab, président de l'association. Lorsque Donald Trump parle du 51e État, il ne semble pas reconnaître l'existence d'une nation québécoise.»

La firme Léger a interrogé 433 répondants au Québec les 5 et 6 avril 2025. Le Conseil de recherche et d’intelligence marketing canadien précise qu’une marge d’erreur ne peut être attribuée aux sondages en ligne, car ils ne procèdent pas à un échantillonnage aléatoire de la population.

Les résultats du sondage, publiés mardi, montrent qu'environ 48 % des répondants sont d'accord pour dire qu'un Québec indépendant aurait moins de poids que le Canada face à l'administration Trump. Cela comprend près de 39 % des électeurs du Bloc québécois et une majorité d'électeurs libéraux (59,6 %), conservateurs (53,9 %) et néo-démocrates (57,1 %).

Ces résultats corroborent ceux de coups de sonde récents qui montrent une montée en puissance des libéraux au Québec aux dépens du Bloc québécois.

L'intérêt pour la souveraineté du Québec a aussi diminué depuis que Donald Trump a commencé à menacer le Canada de droits de douane et d'annexion. Un sondage Léger réalisé en février a montré que le soutien à l'indépendance était tombé à 29 %, soit le niveau le plus bas jamais mesuré par la société de sondage.

Selon M. Jedwab, les résultats remettent en question le message souverainiste du Bloc, même si les électeurs du parti estiment que «nous devons agir ensemble» pour contrer les menaces du président américain.

Environ 32 % des répondants n'étaient pas d'accord pour dire qu'un Québec indépendant aurait moins d'influence qu'un Canada uni, et les autres ont déclaré ne pas savoir.

Le sondage révèle également qu'un peu plus de 46 % des personnes interrogées estiment que la langue française au Québec est menacée par les politiques de Donald Trump, dont près de 69 % des électeurs du Bloc.

Plus tôt ce mois-ci, l'administration Trump a qualifié la loi linguistique du Québec, le projet de loi 96, d'irritation commerciale. Les États-Unis s'inquiètent des modifications apportées aux règles relatives aux marques de commerce sur les étiquettes des produits, qui exigeront la traduction des termes génériques en français.

Le président américain a également signé un décret désignant l'anglais comme langue officielle des États-Unis.

«Ces éléments nous rappellent avec force que, d'une certaine manière, le reste du Canada constitue une sorte de tampon pour la protection du français», a soutenu M. Jedwab.

Les droits linguistiques seront probablement abordés lors du débat en français des chefs, qui doit avoir lieu mercredi. Au début de la campagne, le chef libéral Mark Carney a indiqué qu'il interviendrait dans une contestation du projet de loi 96 devant la Cour suprême du Canada, mais il a ensuite précisé qu'il s'opposait uniquement au recours préventif à la disposition de dérogation et qu'il soutenait la nécessité de protéger la langue française. La disposition de dérogation — l'article 33 de la Charte — empêche toute contestation d'une loi au motif qu'elle viole certaines libertés fondamentales.

Le chef conservateur Pierre Poilievre et celui du NPD Jagmeet Singh ont mentionné qu'ils n'interviendraient pas dans une contestation du projet de loi 96.

Le nouveau sondage indique que seulement 25 % des Québécois estiment que le gouvernement du Québec devrait ignorer un éventuel avis de la Cour suprême sur la loi linguistique, dont 47 % des électeurs du Bloc.

Maura Forrest, La Presse Canadienne

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