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Régions de Québec et Chaudière-Appalaches

Les groupes de défense collective des droits interpellent la ministre Rouleau

Les groupes de défense collective des droits interpellent la ministre Rouleau
Photo: Courtoisie | REPAC
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Des représentants des groupes de défense collective des droits des régions de Québec et Chaudière-Appalaches se sont rassemblés, ce matin, devant les bureaux de la ministre responsable de la Solidarité sociale et de l'Action communautaire, Chantal Rouleau, pour dénoncer le sous-financement chronique de leurs organisations. 

Qui plus est, l’absence d’un mécanisme d’indexation de leurs subventions de fonctionnement a un impact direct sur la population, alors que les demandes d’aide augmentent en flèche. Selon ces organismes, l’explosion des prix des denrées, la crise du logement, l’isolement, le manque d’accès aux soins de santé sont autant de facteurs qui entravent l’exercice des droits et qui forcent une part grandissante de la population à frapper à la porte des groupes de défenses de droits.

« On a l’impression d’être le dernier rempart pour protéger les droits de la population et trop souvent les attaques viennent du gouvernement lui-même », selon Nicole Dionne, du Bureau d’animation et d’information logement (BAIL). « Dans un contexte où le gouvernement prend le parti des propriétaires, la moindre des choses c’est de financer adéquatement les groupes qui défendent les locataires. C’est une question de respect des droits et de justice sociale», poursuit-elle. 

« L’absence d’indexation de nos subventions place notre secteur dans une situation de grande précarité. Au fil de l’inflation, nos budgets s’amenuisent ce qui nuit durement aux conditions de travail dans les groupes. Si la situation ne s’améliore pas rapidement, on fera face à un exode des travailleurs et des travailleuses. Certains groupes sont dans un perpétuel processus d’embauche et n'arrivent plus à stabiliser une équipe de travail fonctionnelle », dénonce pour sa part Vania Wright-Larin, du Regroupement d’éducation populaire en action communautaire des régions de Québec et Chaudière-Appalaches (RÉPAC). 

Malgré les demandes répétées des organismes, la ministre Rouleau continue de faire la sourde oreille avec un manque de considération flagrant envers les réalités difficiles des groupes de DCD, selon les porte-parole.

Pourtant, la colère gronde dans les groupes qui se sentent tout simplement abandonnés par la ministre. « Au cours des deux dernières années on a répété une demande simple, d’avoir minimalement droit à une indexation annuelle qui freinerait de façon durable l'appauvrissement des groupes et qui permettrait d’envisager la réalisation de nos missions sans devoir constamment chercher du financement alternatif », a signalé Mme Wright-Larin.

« L'espoir qu'avait suscité la nomination, pour la première fois, d'une ministre responsable à l'action communautaire semble déjà avoir fait long feu. Aucun des dossiers qui concernent les organismes en DCD, qui sont directement sous sa responsabilité, n'avance depuis sa nomination », a conclu Sylvain Lafrenière, représentant du Regroupement des organismes de défense collective des droits (RODCD).

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