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Claude Morin défend la «façon de faire» de son parti

Claude Morin défend la «façon de faire» de son parti
Photo: Julie BeaudoinLe candidat adéquiste, Claude Morin et une partie de son équipe.
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Le candidat adéquiste pour Beauce-Sud, Claude Morin, rencontré vendredi, a réaffirmé que son parti donnerait son cadre financier vers la fin de la campagne électorale. Questionnés à de multiples reprises sur le montant de leurs engagements, les candidats de l’Action démocratique du Québec restent muets. M. Morin a expliqué qu’en attendant de dévoiler leurs chiffres après le dépôt du budget fédéral, son parti «saura ce qu’il y a dans les coffres avant de promettre»quelque chose. Selon lui, cela permettra de s’ajuster, car il rappelle que l’ADQ ne veut pas trop hausser les dépenses.

La candidate libérale, Diane Leblanc, dans un communiqué, s’est moquée du cadre financier adéquiste disant qu’il ne «tenait pas la route». Le Parti libéral du Québec a analysé les propositions de l’ADQ et a annoncé que leurs engagements s’élèveraient à 6,3 milliards $, selon Mme Leblanc. Pourtant le chef, Mario Dumont, a annoncé dans une populaire émission dimanche soir que son cadre financier serait en dessous de ceux du PLQ et du Parti québécois, respectivement de 4,5 et de 3,5 milliards $. M. Morin a rassuré en disant que l’équilibre budgétaire serait atteint dans le cadre financier qui sera présenté prochainement.

Un parti autonomiste
L’ADQ n’est ni fédéraliste ni souverainiste, il se dit autonomiste. M. Morin, fidèle au parti, explique que cela veut dire «s’affirmer sans se séparer», être capable de «négocier face à face avec Ottawa». Il a aussi mentionné que son parti mettrait sur pied une constitution québécoise. M. Morin a bon espoir que son parti pourrait «mieux négocier avec Ottawa que l’actuel gouvernement en place», disant qu’il existe une «ouverture avec Stephen Harper», le premier ministre du Canada. Même dans l’opposition, le candidat adéquiste, a souligné qu’une fois élu et travaillant à l’Assemblée nationale, «tu fais parti du pouvoir».

Sa campagne
M. Morin dit réaliser un rêve en se portant candidat. Il a affirmé que «la réception sur le terrain est extraordinaire». Ancien militaire, il se qualifie d’homme de terrain. Il croit que les propositions adéquistes pour la famille, le 100 $ par semaine par enfant de 0 à 6 ans pour demeurer à la maison, et les modifications du système de libération conditionnelle, pour une «justice humaine et ferme», parlent beaucoup aux Beaucerons. M. Morin croit que les solutions de son parti sont terre-à-terre. Concernant les régions ressources, le candidat adéquiste s’est montré surpris d’entendre la libérale Diane Leblanc affirmé vouloir régler le dossier, alors que, selon lui, elle n’a pu «le faire bouger au cours des quatre dernières années». M. Morin n’a pas prétendu avoir de recettes miracles, mais s’est engagé à atténuer plusieurs effets négatifs de ce programme. Il soutient toujours que l’abolition des commissions scolaires est une bonne idée pour réduire le coût des structures bureaucratiques. Cette mesure est toutefois très critiquée. Il dit toutefois que son parti «ne virera pas le Québec à l’envers», que des études seront faites et que cela sera adapté aux contextes des régions. Le candidat adéquiste a expliqué qu’il irait souvent sur le terrain pour consulter la population et les municipalités afin d’être leur partenaire.

Au provincial
Commentant la campagne des chefs, M. Morin a souligné que «cela a failli déraper deux ou trois fois». «Il y a beaucoup de bluff», selon lui. Il a déploré que la campagne mise davantage sur la personnalité que sur le contenu.

Croyant en la force de son équipe, il a rappelé que tous les candidats se présentent dans l’espoir d’être élu. Il souhaite un gouvernement majoritaire adéquiste, mais a affirmé, plus réalistement, qu’un gouvernement minoritaire était plus probable. Il a souligné qu’il serait satisfait de compter sur au moins 25 candidats adéquistes à l’Assemblée nationale. M. Morin a indiqué insister auprès de la population pour faire sortir le vote. Il croit que pour «parler pour un comté, il faut qu’une majorité se soit exprimée».

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