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André Côté dénonce la réouverture de l’entente sur la formation de la main-d’œuvre avec Ottawa

Le président du Bloc québécois du comté de Beauce, André Côté, dénonce une rupture de parole de la part d'Ottawa dans le dossier de la formation de la main-d'oeuvre.
Photo: CourtoisieLe président du Bloc québécois du comté de Beauce, André Côté, dénonce une rupture de parole de la part d'Ottawa dans le dossier de la formation de la main-d'oeuvre.
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Dans un communiqué de presse au sujet de l’entente sur la formation de la main-d’œuvre, le président du Bloc québécois du comté de Beauce, André Côté, s’insurge contre l’intrusion du Canada dans le dossier, alors que l’accord avait été, selon ses mots, « obtenu de haute lutte quand les conservateurs de Stephen Harper étaient au pouvoir ». 

« Ottawa renie sa signature », « Le Canada n’a tout simplement pas de parole » : le président du Bloc québécois du comté de Beauce, André Côté, réagit violemment à la possible modification de l’entente sur la formation de la main-d’œuvre annoncée par le ministre des Finances Bill Morneau. Obtenu il y trois ans, sous le gouvernement Marois, l’accord prévoyait que la province continue de recevoir 116 millions de dollars par an jusqu’en 2020, de l’argent destiné à la formation des chercheurs d’emploi en situation précaire. Dans le budget déposé mercredi dernier à Ottawa, une renégociation des ententes sur la main d’œuvre avec les provinces avait été évoquée, ce qui avait poussé le chef parlementaire du Bloc québécois, Xavier Barsalou-Duval, à se montrer sceptique.

André Côté regrette un « budget plus intrusif dans les champs de compétence du Québec »

À l’annonce de la réouverture de l’entente sur la formation de la main-d’œuvre, le président du Bloc québécois du comté de Beauce, André Côté, dénonce le « manque de parole » du Canada, s’insurgeant contre une renégociation possible de l’accord obtenu il y a trois ans. « Depuis que le Québec a réussi à arracher la main-d’œuvre des mains du gouvernement fédéral, on s’est donné le meilleur système de formation de la main-d’œuvre en Amérique du Nord. Après le gouvernement Harper qui a voulu nous faire entrer dans le moule canadien, c’est au tour des libéraux de déchirer l’entente Québec-Ottawa sur la main-d’œuvre ». De son côté, le porte-parole en matière de travail, Simon Marcil, regrette la création d’une « nouvelle patente de bureaucratie fédérale ». Selon lui, « Ottawa doit respecter les façons de faire dont s’est doté le Québec ».  

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