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Maxime Bernier propose de redéfinir le mandat de Radio-Canada

Maxime Bernier propose de redéfinir le mandat de Radio-Canada
Photo: Archives
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Le candidat à la chefferie du Parti conservateur du Canada, Maxime Bernier, veut redéfinir le mandat de la Société Radio-Canada (SRC) et de son penchant anglophone, Canada Broadcasting Corporation (CBC).

S’il devient le premier ministre du Canada, le député de Beauce souhaite redéfinir le mandat de la société d’État ainsi que de retirer les publicités des ondes de SRC/CBC.

Maxime Bernier, candidat à la chefferie du Parti conservateur du Canada, a annoncé aujourd’hui son plan pour réformer la Société Radio-Canada/CBC. Selon lui, le diffuseur public livre une concurrence « injuste » aux médias privés en ce qui a trait à la publicité. « Tous les médias privés ont dû faire d’importantes compressions et licencier des journalistes par centaines au cours des dernières années. Malgré cela, avec l’avantage sur tout le monde que lui donne le milliard de dollars qu’elle reçoit des contribuables, Radio-Canada/CBC rivalise injustement avec des médias privés en difficulté dans un marché où la publicité est en baisse », affirme-t-il.

M. Bernier ajoute que Radio-Canada occupe toutes les niches sans en avoir les moyens alors que l’offre de contenu n’a jamais été aussi grande, tant au niveau télévisuel que sur Internet. De plus, il croit que les ressources sont trop concentrées à Toronto et à Montréal. « Radio-Canada/CBC devrait cesser de faire les trois quarts de ce qu’elle fait et que tout radiodiffuseur privé peut faire, et se concentrer sur ce qu’elle seule peut faire. Pour y parvenir, mon gouvernement modifiera la Loi sur la radiodiffusion afin de clarifier et de recentrer le mandat de Radio-Canada », précise-t-il.

Pour remplacer les revenus publicitaires, le Beauceron désire s’inspirer de PBS/NPR aux États-Unis, dont le financement provient de commanditaires et de contributions des téléspectateurs.

« Un gouvernement conservateur sous ma direction annulera les 150 M$ supplémentaires annuels annoncés par le gouvernement actuel. Cela ramènera le financement public à 1 G$, comme c’était le cas l’an dernier. Mon gouvernement examinera également le financement restant à la lumière de la nouvelle structure et du mandat plus ciblé dont je viens de parler et de l’état des finances publiques après plusieurs années de dépenses et de déficits irresponsables par le gouvernement Trudeau. Je ne peux donner aucun chiffre arbitraire aujourd’hui, mais je présume que la contribution des contribuables sera inférieure à 1 G$ », conclut-il.

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