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Maxime Bernier maintient qu’il n’y a pas de brèche dans la gestion de l’offre

Le député sortant Maxime Bernier, qui a été impliqué dans ce dossier, ne partage pas l'avis de l'UPA.
Photo: Julio TrepanierLe député sortant Maxime Bernier, qui a été impliqué dans ce dossier, ne partage pas l'avis de l'UPA.
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Alors qu’Ottawa indique avoir préservé les piliers agricoles soumis au système de la gestion de l’offre (production laitière, d’œufs et volaille) dans le cadre du récent accord quant au Partenariat transpacifique (PTP), l’Union des producteurs agricoles (UPA) y voit plutôt une brèche.

D’ailleurs, le regroupement a dénoncé plus tôt aujourd’hui les 3,25 % consentis par le Canada quant à l’importation de produits agricoles inclus dans la gestion de l’offre (voir article de référence ici).

Le député sortant Maxime Bernier, qui a été impliqué dans ce dossier, n’est toutefois pas du même avis. Celui-ci se dit notamment déçu de la réaction de l’UPA et que les craintes véhiculées par le regroupement ne correspondent pas à l’opinion des nombreux producteurs laitiers qu’il a lui-même contactés aujourd’hui. « Il ne s’agit pas du tout d’une brèche dans le système de la gestion de l’offre contrairement à ce que dit l’UPA. On préserve et on réserve 92 % de la production aux producteurs canadiens pour le marché domestique. Pour le 3 % qu’on alloue de plus dans cette entente, on compense 100 % du revenu des producteurs. Ceux-ci ne sont aucunement perdants là-dedans », tient-il à préciser.

À ce titre, il rappelle que le ministre de l’Agriculture Gerry Ritz a annoncé un Programme de garantie du revenu et un Programme de garantie de la valeur des quotas totalisant 3,9 G$ (Article de référence ici). Cette somme permettra aux producteurs soumis à la gestion de l’offre de continuer à prospérer une fois le PTP en vigueur. « Nous avons donné des compensations, car nous avions dit que nous le ferions. Le producteur qui produit aujourd’hui va avoir 100 % de son revenu garanti et ça, pour les 10 prochaines années », ajoute Maxime Bernier. Celui-ci ne voit donc pas en quoi le PTP occasionnera des pertes d’emplois comme en fait mention l’UPA.

Par ailleurs, le candidat conservateur en Beauce indique que l’entente Transpacifique s’avère une bonne chose tant pour les producteurs œuvrant sous la gestion de l’offre que pour ceux qui ne le sont pas. « Je pense entre autres aux producteurs de porc. C’est une bonne entente puisque ceux-ci dépendent de marchés d’exportation pour croître. Avant, ils n’avaient pas accès au marché japonais en raison de tarifs très élevés. Maintenant, ils auront accès au marché de façon préférentielle et pourront donc être très concurrentiels là-bas », souligne-t-il. « C’est une entente gagnante pour tous les secteurs industriels, autant ceux sous la gestion de l’offre que ceux qui ne le sont pas », réitère Maxime Bernier.

« Ce qu’il faut surtout retenir, c’est que le Canada a signé une entente avec des pays qui représentent tous ensemble 40 % de l’économie mondiale », mentionne ce dernier.

Critiqué pour son absence

La semaine dernière, le candidat au Parti libéral Adam Veilleux a remis en question l’absence de Maxime Bernier à son local électoral alors qu’avait lieu une manifestation pour la préservation de la gestion de l’offre.

Or, le candidat sortant était à Ottawa dans le cadre des négociations pour le PTP. « Il mentionne qu'il a du pouvoir, alors que fait-il à Ottawa? Les négociations se passent à Atlanta », avait alors lancé celui qui représente les couleurs du PLC en Beauce. Rappelons cependant que malgré le fait qu’il soit à l’extérieur, Maxime Bernier avait pu s’entretenir avec les manifestants à ses bureaux par conférence téléphonique.

Questionné sur son absence, le candidat conservateur a tenu à rectifier le tir. « C’est nous qui donnions le mandat aux négociateurs. Je devais donc être là dans le cadre de cet important dossier puisque nous faisions ensemble des conférences téléphoniques régulièrement », affirme-t-il.

« Le but d’être à Ottawa était surtout de m’assurer de bien représenter les producteurs laitiers et de défendre la gestion de l’offre, comme cela a été le cas pour le ministre de l’Agriculture et le ministre du Commerce international », conclut Maxime Bernier.

 

 

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