Rétablissement de l’étiquette royale : André Côté questionne le sens des priorités des conservateurs
Le président du Bloc québécois de la circonscription de Beauce, André Côté questionne le rétablissement de l’appellation « royale » de plusieurs institutions fédérales lors de cette rentrée parlementaire. En effet, M. Côté s’est montré fort inquiet des priorités du gouvernement Stephen Harper de rappeler les liens du Canada à la monarchie britannique.
Dans un communiqué de presse, M. Côté cite les nombreuses initiatives du gouvernement conservateur. « Après l’histoire malheureuse du retrait de deux tableaux du peintre québécois Alfred Pellan retirés du mur du hall d’entrée du ministère des Affaires extérieures pour être remplacés par un portrait de la souveraine britannique, après des changements faits à l’appellation de la marine et de l’aviation qui sont désormais désignés sous l’épithète de « Marine royale canadienne et d’Aviation royale canadienne », après l’obligation faite aux missions diplomatiques canadiennes à l’étranger d’afficher dorénavant une photo de la reine d’Angleterre sur leurs murs, après les modifications apportées aux passeports pour y représenter désormais les armoiries de la monarchie britannique, voilà maintenant que le gouvernement de Stephen Harper juge urgent d’imposer des sanctions aux citoyens qui refuseront de se faire imposer l’affichage du drapeau canadien », a déploré André Côté.
« Si ce projet de loi est adopté, cela voudrait dire que tout propriétaire d’un édifice à logements ou tout syndicat de copropriété qui interdirait l’installation du drapeau canadien sur les galeries de leurs édifices, pourraient théoriquement être condamné à un emprisonnement pouvant aller jusqu’à deux ans », ajoute-t-il.
Le représentant du Bloc Québécois a rappelé que le retour à l’étiquette « royale » présentait aussi des coûts financiers en plus de raviver les liens entre le gouvernement canadien et la monarchie britannique. « En termes de priorités parlementaires, le gouvernement de Stephen Harper peut difficilement faire pire », pense M. Côté.
Aux dires du président de l’Association, ramener les étiquettes « royales » sera vu plutôt comme des insultes aux Québécois. « La grande majorité des Québécois voudraient plutôt couper tous les ponts avec cette monarchie vieillotte d’une autre époque », affirme M. Côté.
Pour terminer, M. Côté a mentionné le souhait d’entendre ce qu’avait à dire le député ministre, Maxime Bernier à ce sujet. « Est-il d’accord avec son gouvernement qui a choisi de nous rentrer dans la gorge toutes ces étiquettes « royales » d’une autre époque? Pourquoi n’intervient-il pas pour nous donner son opinion lui qui a toujours eu le verbe haut et facile? Est-ce qu’il a peur de perdre de nouveau sa limousine ministérielle royale ?»


