Selon Marois le Québec est condamné à l’impuissance si elle demeure une province
La chef du Parti Québécois, Pauline Marois, s’est adressée aux militants présents lors du congrès régional du parti de la région de Chaudière-Appalaches se tenant cette année à Saint-Agapit. « Ce que nous préparons, c’est l’avenir du Québec. Nos choix pourront faire la différence dans la vie de millions de Québécois. Ils seront déterminants pour le destin de notre peuple. Ce que je veux voir dans ce programme, c’est ce que nous voulons pour le pays du Québec, s’est exclamée Mme Marois. Parce que je sais que diriger le Québec comme une province nous condamne à l’impuissance collective ».
Les militants du Parti Québécois de Chaudière-Appalaches, qui ont réservé un accueil plus que chaleureux à leur chef, ont débattu et adopté les 24 propositions qui seront acheminées au congrès national du parti. L’une d’elles propose de moderniser la Loi sur les mines en éliminant la préséance minière sur la Loi de l'aménagement et de l'urbanisme, en adoptant un mécanisme souple d'harmonisation des usages du territoire et en abolissant le pouvoir d'expropriation actuellement dévolu aux détenteurs de titres miniers. Cette mise à jour de la Loi sur les mines se veut de respecter l'environnement, des communautés locales et des Premières nations.
« Avec le traitement que Jean Charest réserve à notre langue, à nos ressources naturelles, aux finances publiques et à notre démocratie, les Québécois comptent sur nous. Nous saurons répondre à leurs attentes parce qu’au Parti Québécois, on les respecte nos promesses! Nous voulons un gouvernement au service des Québécois parce que prendre soin de notre monde, c’est le meilleur moyen de s’assurer que chacun puisse contribuer à bâtir notre nation », a indiqué Mme Marois dans un communiqué de presse.
« Notre congrès régional a démontré la vivacité de notre Parti dans la région et, encore une fois, réaffirmé le caractère démocratique de nos délibérations », a insisté le président régional de Chaudière-Appalaches, Pierre Bluteau.
Une confiance à rétablir
La chef du Parti Québécois veut rétablir un lien de confiance avec la popualtion. « Il y a nécessité, impérative et urgente, de rétablir l’intégrité et la confiance. Les Québécois sont en colère et ils ont raison. Ils ont le sentiment que les institutions publiques, les services sociaux et les impôts qu’ils payent ont été détournés et qu’on les a mis au service des intérêts du Parti libéral et de ses amis. Je leur garantis que, sous ma direction, on va faire le ménage! Pour faire toute la lumière et mettre fin à la corruption et la collusion dans l’octroi des contrats, je mettrai sur pied une enquête publique transparente et indépendante sur l’industrie de la construction », a conclu Pauline Marois.


