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Jacques Francoeur plaide pour une meilleure autonomie des CSSS

Jacques Francoeur plaide pour une meilleure autonomie des CSSS
Photo: ArchivesYves Bolduc, ministre de la Santé, entendra sûrement la recommandation de Jacques Francoeur, mais l'écoutera-t-il.
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Jacques Francoeur plaide pour une meilleure autonomie des CSSS
L’une des solutions pour abaisser les coûts de santé grimpant en flèche au Québec serait d’envisager une meilleure autonomie des organisations locales de la santé selon Jacques Francoeur, ex-président du Centre de santé et services sociaux de Beauce. Mardi dernier, il quittait son siège au conseil d’administration du Centre après 15 années d’implication, dont dix, à titre de président.

« Un jour, les autorités régionales et provinciales comprendront que la solution dans les soins de santé est à la base. Une fois tous les principes et l’étendue des soins à fournir à la population définie, toute l’organisation pour atteindre ses résultats doit être laissée aux organisations locales. Dans la Beauce, je suis certain que nous atteindrions et sûrement les dépasserions, et ce, au bénéfice de la population et au priori à meilleur coût », a indiqué M. Francoeur.

« J’ai fait cette recommandation au ministre, Dr Yves Bolduc, mais je ne crois pas que l’on va la mettre en pratique », ironise ce dernier en expliquant que les compressions devraient être au niveau du Ministère et des Agences, et non aux services de première ligne comme les CSSS.
 
Selon lui, les théoriciens du Ministère font parfois fausse route en donnant des directives impossibles à réaliser sur le terrain. « Ils ne font pas cela pour mal faire. Ce que je trouve bizarre, certains d’entre eux accèdent en haut de la hiérarchie sans avoir mis les pieds sur le plancher des vaches. D’autres y parviennent, mais avouent ne pas y avoir mis les pieds depuis 30 ans », lance M. Francoeur.

L’ancien président du CSSSB en a profité pour souligner le travail accompli par le personnel et les cadres de l'organisation qui soutient la population aux prises avec des problèmes de santé, et ce, dans des conditions difficiles. « La santé est un gros système avec beaucoup de préjugés. Je pense que notre personnel et nos cadres font un travail extraordinaire. Contrairement à ce que les gens croient, ce n’est pas un cadre par employé. C’est plutôt 70 cadres pour 1900 employés syndiqués qui essayent d’améliorer les choses malgré les normes et les directives du ministère et celles de l’Agence », lance ce dernier.

Les contraintes budgétaires, les infiltrations d’eau, le manque de médecins dépanneurs pour l’urgence, d’anesthésistes, de gynécologues ou encore de radiologistes figurent parmi les exemples de conditions difficiles vécues par le CSSSB dans le passé. Selon lui, le personnel et les cadres ont pu donner les services essentiels malgré ses conditions 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 et 365 jours par année.

Les CSSS : une bonne décision
Par ailleurs, M. Francoeur reconnaît que le regroupement du centre hospitalier, des centres d’hébergement et des CLSC en une grande superstructure a été le bon choix. « Cela a été une sage décision », insiste-t-il.

Ce regroupement créant le Centre de santé et services sociaux de Beauce, le plus gros employeur de la région, a permis d’offrir plus de soins et de services de santé à la population à travers 11 différents sites. « Ça va bien, nous sommes plus proches de la population », commente M. Francoeur.

Il laisse la chance à un autre
En 1995, M. Francoeur, alors directeur général de la Ville de Beauceville, a été appelé à représenter la MRC et la Ville lors de la réorganisation des soins de santé en Beauce. Cette invitation lui avait été soumise après avoir été l’un des organisateurs d’une journée porte ouverte attirant 5000 personnes au feu Centre hospitalier de Beauceville. Cette journée avait démontré clairement au ministre de la Santé que Beauceville existait malgré la fermeture annoncée de l’hôpital. Cela avait convaincu le ministre de mettre sur le même pied les employés des hôpitaux de Saint-Georges et Beauceville lors de la réorganisation. « Nous avions au moins gagné le respect des employés », se rappelle M. Francoeur.

Cette expérience au sein du conseil s’est perduré pendant 15 ans, dont les dix dernières années comme président. M. Francoeur songeait qu’il était maintenant temps de laisser la place à un autre. « J’ai bien aimé mon expérience », conclut-il.

Notons que Brigitte Busque succédera à ce dernier comme président du CSSSB.

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