André Côté critique l’adoption du projet de loi des écoles passerelles
M. Côté se dit « profondément choqué et révolté par cette attitude odieuse, indigne et mesquine d’un premier ministre du Québec ». Selon lui, le gouvernement de Jean Charest incluant le ministre et député de Beauce-Sud, Robert Dutil en paiera le prix politique.
Ce dernier considère qu’il s’agit d’un geste lâche et irresponsable pour l’avenir de la langue française. D’abord contesté, ce projet de loi 103 avait été déposé au dernier jour de la session du printemps dernier. Loin de faire l’unanimité en chambre, ce projet de loi se veut notamment de répondre à la demande de la Cour Suprême du Canada modifier sa législation d’ici le 22 octobre pour. Au-delà de cette date, la loi 104 deviendrait de facto invalide, créant du coup un vide juridique.
« En présentant dès lundi (18 octobre) un nouveau projet de loi dont tout le monde ignore le contenu, le gouvernement Charest agit en catimini au lieu de chercher à établir des consensus et de se plier à la volonté de la population », a ajouté le président Côté.
Les chiffres et autres indicateurs linguistiques démontrent l’anglicisation de la population dont notamment à Montréal. « Le gouvernement Charest a fait le choix du parcours authentique et de passer outre l’avis du Conseil supérieur de la langue française en permettant à des parents qui en ont les moyens financiers de pouvoir acheter à leurs enfants le droit à l’enseignement en anglais dans les écoles subventionnées du Québec. Cette décision est inacceptable et profondément injuste, car elle va à l’encontre de tous les principes d’égalité devant la loi », pense M. Côté.
D’après ce dernier, la solution est d’assujettir les écoles privées non subventionnées à la Charte de la langue française comme recommandé par le Conseil supérieur de la langue française et de plusieurs groupes.


