Politique

La CRÉ est préoccupée par le statut de l’ASSSCA

11 juin 2010
Les membres du conseil d’administration de la Conférence régionale des élus (CRÉ) de la Chaudière-Appalaches, exigent que le premier ministre du Québec, Jean Charest, et au ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, de procéder, dans les plus brefs délais, à la nomination d’un nouveau président-directeur général de l’Agence de la santé et des services sociaux de Chaudière-Appalaches. Ils ont démontré leur grande inquiétude à ce sujet lors d’une réunion tenue le 1er juin 2010 en rencontre régulière du conseil d’administration à L’Islet.

Cette décision vient ainsi confirmer au premier ministre du Québec et au ministre de la Santé et des Services sociaux l’opposition de la région à tout projet de fusion imminente ou éventuelle entre l’Agence de la santé et des services sociaux de Chaudière-Appalaches et l’Agence de la santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale. Notons que le poste de président-directeur général de l’Agence de la santé et des services sociaux de Chaudière-Appalaches (ASSSCA) est vacant depuis le mois de décembre 2009. Dyane Benoît occupe ce poste de façon intérimaire.

Le ministre de la Santé a trois options devant lui. Bien entendu, la CRÉ souhaiterait davantage qu’il nomme un PDG à l’ASSCA. La CRÉ évoque aussi la possibilité d’une réorganisation de chacune des agences de la santé à travers le Québec pour en faire l’équivalent d’une direction régionale, sous la responsabilité directe d’un responsable de réseau au Ministère à Québec.

Cependant, l’option dont elle préfère moins est la désignation de l’actuel président-directeur général de l’Agence de la santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale pour agir à titre de PDG pour la région de la Chaudière-Appalaches. Cela résulterait à une création effective d’une seule entité organisationnelle pour les deux régions administratives. « Cette option aurait pour conséquence la perte de l’autonomie organisationnelle de l’ASSCA, créant ainsi un recul significatif pour la région de la Chaudière-Appalaches », a mentionné le président de la CRÉ, Maurice Sénécal.

La CRÉ souligne qu’une décision gouvernementale est attendue dans les prochains jours par rapport à l’une ou l’autre des trois options. Préoccupée, la CRÉ demande de maintenir un modèle de gouvernance identifié et spécifique à la région de la Chaudière-Appalaches pour le maintien et l’ajout des services, en qualité et en quantité, offerts à la population du territoire.

Ces orientations gouvernementales avaient été annoncées, le 30 mars, par le ministre des Finances du Québec, Raymond Bachand, lors de la présentation du Budget 2010-2011. À cette occasion, un document d’orientation intitulé « Vers un système de santé plus performant et mieux financé » avait été déposé. Ce document présente une orientation propre à la gouvernance du réseau de la santé et des services sociaux qui mise sur une meilleure gouvernance et des structures plus efficaces. Elle comprendrait notamment « l’élaboration de mécanismes de coordination et le regroupement de structures, s’ils sont mis en œuvre dans une logique de résultats… »

Les élus de la Chaudière-Appalaches sollicitent l’appui de l’ensemble des ministres et députés de la région de la Chaudière-Appalaches afin de s’assurer que la position de la Chaudière-Appalaches soit entendue et reflète le consensus régional. La décision du gouvernement devra, selon la CRÉ, refléter la réalité régionale sur le plan des conditions géographiques et démographiques.