Le maire sortant, Roger Carette, a déploré aujourd’hui que les candidats aux prochaines élections fassent de l’électoralisme le dossier du complexe culturel. C’est pourquoi l’administration municipale a décidé de mettre au fait les citoyens de certains points cet après-midi lors d’un point de presse.
« Nous déplorons énormément que d’aucuns et d’aucunes fassent de l’électoralisme avec ce dossier; ce n’est pas ainsi que l’on a développé la Ville depuis plus de quinze ans, ce n’est pas non plus ainsi que l’on pourra continuer de le faire », a déclaré le maire Roger Carette.
Récemment, le conseil municipal de Ville de Saint-Georges a opté de signifier son intention d’adjudication d’un contrat « clés en main » pour la construction du Complexe culturel régional.
Quelques rappels des faits
Le conseil a refusé les deux premières études de faisabilité qui lui ont été déposées en juillet et en août dernier en raison de larges dépassements des surfaces et des coûts. Les objectifs sont de 4500 m2 et 18 M$.
Puis le conseil municipal a donné un mandat de « valorisation de programmes » à la firme spécialisée « BCS ». Le responsable de cette firme, Yvon Chabot, a présenté son rapport le 30 septembre. Il a été reçu et étudié par un « groupe d’étude » formé de Claude Cloutier, architecte au ministère de la Culture et des Communications, Marcel Grondin et Claude Poulin, directeurs généraux de la Ville, Marie-Ève Dutil, conseillère municipale, membre de la Commission des loisirs et de la culture et de Roger Carette, maire.
BSC et le représentant ministériel ont recommandé des compressions selon la volonté du conseil pour ramener le projet à ses objectifs initiaux soit de 4500 mètres carrés et de 18 M$.
L’administration de la Ville a rappelé qu’un contrat de type clés en main avec un devis de précision, qui est en élaboration, pourrait amener des économies de l’ordre de 5 à 7 % des coûts. Le devis de précision devrait être reçu dans les jours qui viennent et sera étudié par les gens du ministère de la Culture et des Communications et de la municipalité.
De plus, une construction de type clés en main pourrait accélérer de 6 à 8 semaines le calendrier de construction et quelques mois en mécanisme d’adjudication. Soulignons que les travaux doivent être exécutés d’ici mars 2011 pour décrocher la subvention du gouvernement fédéral.
Le mandataire de BCS a puisé ces faits auprès de plusieurs experts, dont un cadre supérieur, chez Pomerleau, Alain Roy.
Autres précisions
Ville de Saint-Georges a rappelé que l’avis de convocation du conseil a été légalement et normalement soumis à l’ordre du jour. De plus, on souligne que les conseillers Irma Quirion, Karen Hilchey et Régis Drouin n’ont pas utilisé le droit traditionnel de poser des questions d’information dans le courant de la journée qui précède la séance.
Le rapport du groupe a été présenté en comité d’étude par le maire et les directeurs généraux. Une fois de plus Mesdames Quirion et Hilchey n’ont pas posé de questions.
M. Carette rappelle que le rapport du groupe a été présenté en séance du conseil. Encore aucune question n’a été posée par ces dernières. Régis Drouin était absent.
Dès le début de l’été, tous les membres du conseil se sont mis d'accord pour embaucher un chargé de projet ad hoc, quel que soit le mode de construction. Ce dernier serait responsable de la supervision du chantier afin d’assurer que la Ville en a pour son argent.