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La Ville Saint-Georges prône l'herbicyclage

La Ville Saint-Georges prône l'herbicyclage
Photo: Simon BérubéLe directeur général adjoint, Claude Poulin
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Un peu plus d'un an après avoir adopté sa Politique de développement durable, la Ville de Saint-Georges s'attaque à une habitude qui lui coûte 100 000 $ par année en enfouissement des déchets, soit la gestion des pelouses coupées.

Les citoyens de Ville Saint-Georges qui veulent que leur pelouse soit aussi courte qu'un vert de golf devraient y penser deux fois avant de jeter leurs herbes coupées aux ordures. Selon le directeur général adjoint de la ville, Claude Poulin, il en coûte une centaine de milliers de dollars par année à Saint-Georges pour enfouir l'herbe que ses citoyens décident d'amasser.

Pour sensibiliser la population à ce sujet, la ville a récemment lancé une campagne sur l'herbicyclage. Cette pratique environnementale consiste à laisser l'herbe coupée sur le sol après la tonte. Selon M. Poulin, pour que cela fonctionne, il suffit d'attendre que l'herbe soit plus sèche avant de le couper et de le tondre un peu moins court. En deux jours, les résidus sont disparus.

Pour sensibiliser la population, la Ville rend disponibles des panonceaux que le citoyen peut placer sur sa pelouse après la tonte. De même, plusieurs affiches ont été disposées en divers endroit de la municipalité afin de sensibiliser le public à cet enjeu.

Ce programme est l'une des actions entreprises depuis l'adoption de la Politique de développement durable de la ville, en avril 2008. « En gros, dorénavant, à Saint-Georges, on donne l'exemple sur le plan environnemental. Les citoyens et les entreprises sont invités à prendre part au concept d'écomunicipalité. On veut développer une municipalité écoresponsable, adopter une politique d'achat et abolir certains produits », explique M. Poulin. Par exemple, il est dorénavant impossible de trouver un verre en styromousse dans les bureaux de la municipalité.

De même, des conteneurs destinés à la récupération et au recyclage ont été installés dans plusieurs endroits publics à Saint-Georges. Le plan d'action de la Ville sur le développement durable regorge de ces gestes qui, combinés, peuvent faire la différence sur le plan environnemental, mais aussi sur le plan économique. Par exemple, on compte accroître les infrastructures favorisant l'utilisation du vélo en complétant la piste cyclable pour en faire une boucle facilement accessible.

Dans le cadre de ce plan d'action, on étudie présentement les façons d'instaurer un système de pollueur-payeur en ville. La Ville a augmenté son rythme de plantation d'arbres et compte préserver le patrimoine bâti et les espaces naturels à être protégés.

Pour Claude Poulin, l'amélioration de l'environnement en ville passe aussi par les jeunes. Ainsi, la Ville subventionne certains projets à caractère environnemental effectués dans les écoles. De même, les jeunes sont emmenés au site d'enfouissement pour voir à quel point les déchets domestiques peuvent endommager un environnement précis.

Un grand défi : la gestion des matières résiduelles
Comme beaucoup d'autres municipalités, Saint-Georges attend la prochaine génération du Plan de gestion des matières résiduelles (PGMR) que le gouvernement québécois devrait rendre public au cours des prochaines semaines.

Rappelons que la première version du plan, échue il y a un an, prévoyait la réduction de 65 % des matières résiduelles. À Saint-Georges, on aurait atteint les 30 % de réduction, selon M. Poulin. « La solution passe par les matières putrescibles, soit les matières compostables », croit-il. La réflexion est donc débutée à ce sujet. Pour réduire la quantité de matières résiduelles, on pourrait considérer l'idée d'implanter un bac brun destiné aux matières compostables. « Mais si demain matin, tout le monde fait du compostage, le gouvernement a-t-il une politique pour l'utilisation ce compost », se questionne le directeur général adjoint.

À la Ville, le mot d'ordre est simple. On attend de voir les orientations prises par le gouvernement avant de prendre une décision sur le sujet. « On ne veut pas être dans la queue du train, mais on ne veut pas non plus être dans le wagon de tête pour essayer une nouvelle technologie à 20 millions et prendre tous les risques », illustre M. Poulin.

 

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