À moins d’une semaine des élections, le candidat péquiste dans Beauce-Sud, André Côté, multiplie les attaques envers les libéraux et son chef Jean Charest.
«Depuis le début de la campagne électorale, Jean Charest nous a clairement indiqué que sa priorité n'était pas la santé. Ça, on le savait. Tout comme on savait qu'il n'avait pas rempli son engagement d'éliminer l'attente dans les urgences», a déclaré aujourd'hui le candidat du Parti Québécois dans la circonscription de Beauce-Sud, André Côté.
Il déplore aussi qu’au terme des cinq dernières années, il n’y a pas eu d'amélioration dans les urgences des hôpitaux. «Depuis l'arrivée de Jean Charest à la tête du gouvernement québécois, les urgences dans hôpitaux n'ont pas connu d'amélioration », précise M. Côté.
«Pire encore, on constate que la situation se détériore ou stagne. Plutôt que de présenter un plan sérieux pour diminuer réellement le temps d'attente dans les urgences, Jean Charest constate son échec et abandonne ses engagements», poursuit ce dernier.
Rappelons que lors de son passage en Beauce, M. Charest attestait réparer les catastrophes causées par Pauline Marois alors qu’elle était ministre de la Santé.
Le PQ a un plan
Le Parti Québécois propose pour sa part de poser des gestes afin de réduire l'attente aux urgences. «Concrètement, mon parti propose le développement de 150 nouveaux groupes de médecine familiale et un investissement massif en soins à domicile», informe M. Côté.
«Depuis que l'ex-ministre libéral Philippe Couillard a pavé la voie du secteur privé en santé, on apprend fréquemment l'existence de nouveaux projets de cliniques privées et on constate le désengagement de médecins du réseau public. De plus, de précieuses ressources quittent le réseau public pour le secteur privé, ce qui réduit la capacité du réseau public à offrir des services de qualité», a indiqué M. Côté.
Le PQ abrogera les règlements liés à la loi 33 puisque qu’elle représente à terme une menace réelle pour le système public de santé. «Si le Parti Québécois prend le pouvoir le 8 décembre prochain, il abrogera les règlements liés à la loi 33 qui favorisent le développement de cliniques privées», précise M. Côté.
Le candidat péquiste affirme que son parti n'abandonnera pas le système de santé public, mais plutôt le développer.
S’attaque aux baisses d’impôts
Le candidat du Parti Québécois a aussi tenu à rappeler aux électrices et aux électeurs de son comté, la petite histoire des baisses d’impôts de Jean Charest. Il a remis sur le nez la promesse d’abaisser les impôts de 1 milliard $ par année pendant cinq ans. «Ainsi, en l’espace de 5 ans, Jean Charest est venu chercher dans la poche des Québécois, la somme de près de 2,3 milliards de dollars soit environ 300 $ par personne».
Pendant ce temps, les contribuables ont subi une augmentation du permis de conduire, des taux d’imposition du régime de congés parentaux, des frais de garde, des taxes scolaires du régime d’assurance médicaments. De plus, les tarifs d’électricité ont cru de 971M $. Une nouvelle hausse a d’ailleurs été déposée récemment à la Régie de l’énergie.
Pensions alimentaires et organismes communautaires
André Côté déclare que l’État québécois se doit d’appuyer les parents monoparentaux. «Il faut que les parents monoparentaux, et particulièrement ceux à faible revenu, en majorité des femmes, puissent percevoir des pensions alimentaires sans que l’impôt en reprenne une partie. Mon parti croit que cet argent sert à combler les besoins des enfants et que l’État doit appuyer les familles monoparentales plutôt que de s’enrichir à leurs dépens», lance ce dernier.
Seul, le ministère du Revenu du Québec ne considère pas les pensions alimentaires pour enfants comme un revenu imposable parmi les programmes de l’État québécois. «Les pensions alimentaires pour enfants sont toujours considérées comme étant un revenu pour déterminer l’admissibilité d’un parent monoparental qui désire bénéficier de l’aide sociale ou encore d’être admissible au programme de prêts et de bourses, à l’aide juridique ou au programme d’aide au logement», poursuit M. Côté.
Par ailleurs, il a ajouté que «le Parti Québécois, s’il est porté au pouvoir le 8 décembre prochain, s’engage à revoir les modes de financement des organismes communautaires et à étudier de quelle façon le gouvernement pourrait les appuyer.
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