Politique

Un projet qui ne passe pas à la ville

16 octobre 2008

La Corporation sports et loisirs Saint-Georges a de la difficulté à obtenir l’appui de Ville Saint-Georges pour réaliser son projet d’améliorer les infrastructures sportives de la ville. Le maire Roger Carette s’objecte vertement à ce plan proposé par les membres. Ces derniers tendent la perche à nouveau afin de faire avancer ce dossier.

« Nous sommes un groupe de bénévoles désireux de travailler et de participer au développement des infrastructures de notre ville. On l’a fait pour Rendez-vous à la Rivière entre autres. On n’est pas des ennemis, on ne cherche pas le conflit, on veut collaborer », a affirmé Léon Drouin, porte-parole du projet de la Corporation

Rappelons que ce projet a reçu une fin de non-recevoir de la part de la Ville et du maire Carette en mars dernier. « Les membres ont eu une déception sincère et énorme de la fin de non-recevoir et de l’attitude de la Ville face aux efforts mis de l’avant pendant les douze derniers mois. En ce qui me concerne, c’est incompréhensible pour des gens dédiés à l’avancement de la ville. Nous sommes 29 personnes impliquées à un projet auquel on croit », lance Charles Dutil, également membre du Comité.

Cependant, à la suite de la présentation de mars dernier un comité restreint a été formé avec des représentants de la Ville et de la Corporation. Une seule rencontre a eu lieu, et ce, en mai dernier. Depuis cette date, il ne se passe plus rien. « On s’attendait au moins à une écoute. Ce que l’on veut avant tout, c’est de s’asseoir avec la ville et en discuter », poursuit M. Drouin.

Trop cher selon le maire
Le maire de Saint-Georges, Roger Carette, souligne que le projet mis de l’avant est trop onéreux et aura des incidences sur le compte de taxes des citoyens, et de pauvres gens. Il avance même des augmentations de près de 500 $ d’impôts fonciers. De plus, il questionne l’ampleur du projet et du financement recherché auprès des paliers de gouvernement surtout en pleine crise économique.

Charles Dutil et Léon Drouin soutiennent qu’il n’a pas lieu de parler financement, puisque l’on doit d’abord s’asseoir à une même table pour faire discuter du projet qui peut être réalisable au fil des cinq à sept prochaines années.

D’autres priorités
Le maire Carette souhaite aussi rappeler aux membres de la Corporation que la Ville possède également d’autres priorités. « Les gouvernements supérieurs ont un montant de référence pour une ville et il est attribué au meilleur de leurs jugements. On ne peut pas tout prendre pour les loisirs alors que nous devons faire une usine d’épuration, réaliser le quai Pinon, la 25e Avenue, le complexe culturel et il y a aussi le garage municipal », énumère le maire.

M. Carette a une ligne de pensée bien définie à propos des investissements futurs en matière d’installations sportives.  « Les investissements en matière de sports et loisirs seront axés près des écoles primaires de la cité étudiante ou autour de l’École secondaire de la Trinité. Le peu d’argent qu’on peut amasser, c’est là qu’on le met », ajoute ce dernier. Le maire dit qu’il s’attardera prochainement au problème du baseball mineur.

M. Dutil également président de Manac, pense que les leaders municipaux trouvent désespérément toutes les raisons pour ne pas réaliser un tel dossier. « On croit sincèrement que c’est un projet valable pour la ville», pense M. Dutil. Ce projet mettrait donc au diapason la ville et ainsi devenir notamment la capitale du Vélo par l'aménagement d'un vélodrome.