On dit que les gens préfèrent les mauvaises nouvelles aux bonnes et ce serait pourquoi nos médias accordent plus d’espace aux mauvaises nouvelles.
Malgré cela, ma chronique d’aujourd’hui me permettra de vous présenter trois bonnes et trois mauvaises nouvelles. À vous de choisir celles qui vous attireront le plus.
Et, pour une fois, pas de politique et pas de Trump. OUF!
Créer un mot
Dans un article de Sylvio Morin publié sur enBeauce.com le 17 juin dernier, nous apprenions que des élèves de l’École Jésus-Marie de Beauceville avaient contribué à créer un nouveau mot de la langue française, lequel mot se retrouve dans Le petit Larousse illustré 2027 et Le petit Robert 2027.
Félix Blanchette, Jordan Dufour, Justin Fecteau, Julien Maheux et Justin Roy, accompagnés de leur enseignante Dina Lachance, avaient participé au Concours de créativité lexicale de l’Office québécois de la Langue française (OQLF) en 2019.
Le mot en question est le suivant : «instavidéaste» formé à partir des mots «instantané» et «vidéaste» qui désigne une personne diffusant en direct du contenu multimédia.
Quand on prétend que nos jeunes négligent la langue française, on peut affirmer que ce ne sont pas tous les jeunes.
Il s’agit là d’un exploit rare. En effet, qui peut se vanter en Beauce, au Québec et même dans l’ensemble de la francophonie d’avoir créé un nouveau mot? Bravo!
Bonne nouvelle
Du front tut le tour de la tête
Dans La Presse du 22 juin dernier, Julien Arsenault nous apprenait que Inocea, la société mère du chantier Davie situé à Lévis, souhaitait racheter l’ancienne Davie qui, de 2007 à 2009, avait accumulé des pertes de 114 M$. Le seul motif de cet achat serait d’appliquer ces déficits accumulés à ses profits à venir pour payer moins d’impôts.
Davie tire la presque totalité de ses revenus de contrats gouvernementaux comme celui de 1,25 G$ obtenu de la Garde côtière pour la construction d’un brise-glaces. D’autres contrats sont à venir. Et, le Gouvernement du Québec lui a versé rien de moins que 620 M$ pour moderniser son chantier de Lévis.
Après avoir reçu des contrats du Gouvernement fédéral et une subvention du Gouvernement provincial, le tout totalisant des milliards de dollars, voilà que les dirigeants de la compagnie multiplient les efforts pour payer moins d’impôts à ces mêmes Gouvernements. C’est ce qu’on pourrait appeler mordre la main qui te nourrit.
Mauvaise nouvelle.
Leadership communautaire
Toujours dans enBeauce.com, nous apprenions le 19 juin dernier qu’une étudiante du Cégep Beauce-Appalaches, Laura Hétu, avait été retenue pour son leadership communautaire, ce qui lui permet de recevoir une bourse de 70 000 $ offerte par la Banque TD à 20 récipiendaires canadiens.
Originaire de Sainte-Aurélie, Laura Hétu termine ses études de niveau Cégep en Sciences de la nature. Sa bourse lui permettra de défrayer les coûts de ses études universitaires. S’ajoute à cette bourse du mentorat et des emplois d’été rémunérés au sein de la Banque TD.
La Beauceronne s’est illustrée par son engagement communautaire où elle a su transformer ses idées en réalisations concrètes comme la création d’un Frigo-Don, un programme d’aide financière de l’Association générale étudiante dont elle fut Présidente et ainsi de suite.
Sa candidature a été retenue parmi quelque 4 000 au Canada. C’est tout un honneur. Bravo!
Bonne nouvelle.
Marathon et cancer du côlon
Héloïse Archambault, journaliste au Journal de Montréal, faisait état le 20 juin dernier d’une étude américaine effectuée entre 2022 et 2024 auprès de 100 coureurs âgés de 35 à 50 ans qui avaient tous déjà couru cinq marathons ou deux ultra-marathons.
L’étude révélait que 41 % de ces coureurs avaient au moins un polype et 15 % étaient précancéreux, alors que, normalement, seulement 2 % des personnes de ces âges étaient susceptibles d’obtenir un tel diagnostic.
Selon le Dr Maxime Chénard-Poirier, oncologue au CHU de Québec, il n’y aurait pas lieu de paniquer. L’exercice physique continue de jouer un rôle positif en général. Mais peut-être pas pour les marathoniens?
Mauvaise nouvelle
Des profs inspirants
On entend souvent parler des professeurs malheureux qui quittent la profession après quelques années seulement.
Pourtant, le 20 juin dernier, le Journal de Québec consacrait plusieurs pages au récit de professeurs qui avaient eu un impact positif important dans la vie de nombreux étudiants.es, de professeurs qui aiment leur profession et qui continuent à jouer un rôle positif dans la vie de leurs étudiants.es.
Et il n’est pas question ici de profs qui enseignent uniquement dans des écoles privées. Non, il s’agit majoritairement d’enseignants.es d’écoles publiques dont certaines ne sont pas toujours classées aux premiers rangs des écoles québécoises dans le palmarès annuel des quotidiens de Québecor. Ça faisait du bien à lire
Bonne nouvelle.
Nombre de lits d’hôpital
Les critiques ne cessent de se faire entendre au sujet de notre système de santé. Si la majorité des critiques concernent principalement l’accès aux soins, une fois entrés, les patients reconnaissent que l’on bénéficie généralement d’une bonne qualité de soins. Évidemment, il y a toujours des cas problèmes, mais, dans l’ensemble, les patients québécois sont bien traités.
J’ai mis la main dernièrement sur une étude de l’Organisation de Coopération et de Développement économique (OCDE) concernant le nombre de lits d’hôpital disponibles par million de personnes.
Voici quelques données fort éclairantes : Le Japon, l’une des sociétés donc la population compte le plus de personnes âgées, dispose de 12 800 lits par million de personnes. En Allemagne c’est 7 900, en France : 5 800, aux États-Unis : 2 800, au Canada : 2 500, en Ontario : 2 197 et au Québec : 1 865.
Ces données expliquent probablement une partie du problème de l’accès aux services hospitaliers au Québec. Nous sommes l’une des sociétés qui dispose de moins de lits d’hôpital par million de personnes.
Mauvaise nouvelle.
Pause estivale
Je ne sais pas si c’est une bonne ou une mauvaise nouvelle pour vous, mais je me permets une pause estivale. Je serai de retour le 31 août prochain. On ne manquera pas de matière avec les élections générales au Québec en octobre et les élections de mi-mandat aux États-Unis en novembre.
Mais je me garde le privilège de vous revenir à l’occasion si l’actualité parvient à me sortir de ma pause.
Courage
Il ne reste que 936 jours au mandat de Donald Trump.
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Pensée de la semaine
Je nous dédie, à toutes et tous, la pensée de la semaine :
«Les mauvaises nouvelles ont tendance à se répandre rapidement, tandis que les bonnes sont plus discrètes.»
Auteur inconnu