Demande au PAFIRSPA
Saint-Éphrem veut rénover son aréna pour 5 millions de dollars
Par Léa Arnaud , Journaliste
La municipalité de Saint-Éphrem-de-Beauce va déposer ce mois-ci une demande d'aide financière dans le cadre du Programme d'aide financière aux infrastructures récréatives, sportives et de plein air (PAFIRSPA) pour la rénovation de son aréna.
La résolution a été acceptée lors d’une séance extraordinaire du conseil municipal qui s’est tenu ce 9 juin.
Le projet présenté au ministère de l’Éducation vise la rénovation majeure de l'Aréna de Saint-Éphrem-de-Beauce pour un montant d’environ 5 millions de dollars. « C'est une rénovation qui est assez importante. On parle de refaire la dalle de béton, de refaire le système des tapis réfrigérés, le remplacement des bandes et des baies vitrées, de refaire l'isolation des murs et de la toiture, la peinture ainsi que de la construction d’un nouveau garage dans la partie qui est déjà annexée à l'Aréna », a expliqué le directeur général de la municipalité, Bastien
Thibaudeau.
Saint-Éphrem prévoit également de retirer la tour d'eau et d'installer un nouveau système de ventilation pour incorporer un système de récupération de chaleur et de déshumidification. « C'est vraiment une remise à jour complète de la bâtisse parce que les équipements en place sont désuets, on a beaucoup de bris. »
Effectivement, la municipalité a expliqué avoir souvent fermé l’aréna au cours des dernières années à cause de nombreux bris. En 2025 seulement, 128 000$ ont été dépensés uniquement pour la réparation de bris.
La majeure partie du coût des travaux est dû au système de réfrigération, qui représente à lui seul 1.5 millions de dollars. Le système actuel fonctionne avec du liquide de refroidissement et l’objectif est de le convertir pour un système utilisant du CO2.
« C'est un projet qui tient à cœur à la municipalité de Saint-Éphrem. C'est l'infrastructure la plus importante de la municipalité », a souligné le maire, Carl Gilbert.
Ainsi, le PAFIRSPA permettait d’obtenir un financement pouvant aller jusqu’à 66% du coût total du projet. La balance du montant des travaux serait ensuite assumée par des contributions du milieu et des règlements d’emprunts.
« C'est sûr que le PAFIRSPA va recevoir beaucoup de demandes, donc si on arrive à l’avoir tant mieux, sinon il faudra se réessayer dans trois ans », a indiqué le maire. « Il faut savoir qu’en 2024, il y avait une enveloppe de 300 millions de dollars de budget pour des subventions et il y a eu pour 1.5 milliards de demandes », a précisé le directeur général. « On essaie et on espère! »
Six mois de préparation
La municipalité travaille depuis environ six mois à la réalisation d’un dossier solide pour obtenir cette subvention.
Pour monter son dossier, la municipalité a dû commencer par analyser les systèmes de réfrigération disponibles sur le marché. « On avait le choix entre deux systèmes, celui au CO2 comme celui qui est proposé là, ou celui à l'ammoniac. (...) Puis après ça il fallait faire des plans types pour les dalles de béton, pour les bandes, etc. », a mentionné Bastien Thibaudeau.
La question s’est également posée de savoir s’il valait mieux tout démolir pour reconstruire un nouvel édifice. Cependant, la construction complète d’un aréna similaire coûterait environ 14 millions de dollars. Donc l’option n’a pas été retenue.
« La problématique c'est pas la structure, c'est l'isolation parce qu'il y en a pas. Puis on consomme énormément d'eau à cause de la tour d'eau, c’est une problématique. Puis l’autre problématique c'est que ce système-là pousse beaucoup de chaleur, mais au lieu de la reconduire à l'intérieur du bâtiment, elle est poussée à l'extérieur donc ça coûte une fortune de chauffage », a-t-il détaillé à une citoyenne présente à la séance.
Le conseil a travaillé sur de nombreux documents complémentaires pour expliquer et illustrer la désuétude de la bâtisse. « La quantité de réfrigérant qu'on a mis dans l'Arena, juste les polluants qui sont calculés là-dedans, polluent plus que tous les bâtiments de la ville Saint-Georges », a donné en exemple monsieur Thibaudeau.
Il faudra attendre le mois de décembre pour savoir si le projet a été retenu par le ministère. Dans le cas d’une réponse positive, les travaux pourraient commencer seulement dans trois ou quatre ans.



