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À 19 ans, Justin Rodrigue revient du Népal après avoir gravi l’Island Peak

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À seulement 19 ans, Justin Rodrigue, un jeune athlète originaire de Saint-Georges, revient d’un voyage au Népal où il a gravi l’Island Peak, un sommet de 6 189 mètres.

Il a réalisé cette ascension en novembre, au terme d’un périple complexe marqué par l’altitude, les imprévus logistiques et les conditions extrêmes. Le jeune homme souhaite inspirer d’autres personnes de son âge à s’engager dans des projets ambitieux.

Depuis toujours, le jeune homme est actif. « J’ai fait du sport toute ma vie depuis que je suis enfant. Et depuis un an environ, je me promène dans les montagnes dans l’Ouest canadien. »
Malgré son ascension, il ne se considère pas comme quelqu’un d’exceptionnel. « Je ne me sens pas nécessairement spécial, au contraire. Je trouve ça cool. Je trouve que ça peut motiver peut-être d’autres personnes de mon âge à faire des choses comme ça. »

Pour lui, l’essentiel est de montrer que les jeunes peuvent aussi viser haut. « Des fois, les gens pensent que c’est réservé aux plus vieux, que ça prend énormément d’expérience… mais ce n’est pas tout le temps vrai. »

Une montagne choisie pour apprendre l’alpinisme

Son objectif était clair: vivre une première expérience d’alpinisme en haute altitude. « Island Peak, c’est un sommet de 6 189 mètres (…) C’est une belle montagne pour s’initier à l’alpinisme. »

Il explique que trois sommets de plus de 6 000 mètres au Népal sont généralement recommandés pour débuter. Island Peak a été choisi parce qu’il comportait moins de risques, mais aussi parce que son groupe connaissait déjà le secteur. L’expérience lui a permis d’apprendre les techniques de base : « Ça permet d’apprendre à utiliser des cordes, descendre en rappel, utiliser des crampons et gérer des situations de stress. »

Physiquement, il se sentait prêt. « Je me suis toujours entraîné. J’ai couru, j’ai fait beaucoup de judo. Physiquement, j’étais déjà prêt. »

L’épreuve de l’altitude

Ce qu’il redoutait le plus était l’altitude. « Le plus haut que j’avais été, c’était 3 500 mètres… mais là, à 6 000 mètres, ça commence à être plus élevé. » À partir de 5 000 mètres, il tombe malade. « Je me suis levé le matin, j’étais complètement malade. J’avais mal au cœur, j’étais étourdi, gros mal de tête. »

Malgré le doute, il poursuit l’ascension grâce à une médication prescrite sur place. Le plus difficile survient à la descente : « J’ai été étourdi beaucoup. Je suis tombé par terre. »

Son périple lui a aussi permis de découvrir le Népal, un pays où la montagne structure l’économie locale. « Le Népal, c’est un pays très pauvre. Leur seule source de revenus, c’est le tourisme… » Il garde un souvenir marquant de la vie dans les villages de haute altitude, des "teahouses" et des campements d’alpinistes.

Une ascension encadrée… mais marquée par un incident

Justin faisait partie d’un groupe de neuf, accompagné de guides et de porteurs. « On avait quatre guides et six porteurs. C’est une grosse équipe. »

Toutefois, il a vécu une mauvaise expérience avec un guide lors d’un moment critique.
« Je perdais connaissance, j’étais déshydraté et je voulais simplement m’arrêter mais mon sherpa ne voulait pas que je m’arrête. Il allait jusqu’à pousser un peu, me crier dessus… » Il tient cependant à préciser que cette situation n’est pas représentative. « C’est une exception et c'est juste tombé sur moi. Mes autres amis ont eu une belle expérience. »

Un retour compliqué à cause du cyclone

Le retour vers Katmandou s'est révélé être également toute une aventure. Les avions ne pouvaient pas décoller de l’aéroport d’altitude à cause du mauvais temps, puis un hélicoptère s'est écrasé, bloquant tous les vols. « On était pris dans les montagnes à cause des conditions météorologiques. La dernière option qui restait, c’était de marcher encore quelques kilomètres. »

Après deux jours de marche, puis un trajet en jeep marqué par d’autres imprévu, dont un chauffeur arrêté par la police, Justin Rodrigue arrivait finalement à revenir à temps pour son vol vers Montréal.

Malgré les difficultés, il retient surtout un immense sentiment d’accomplissement. « Quand tu arrives au sommet, ça rappelle à quel point tu es petit, mais tellement content de l’avoir fait. »

Il résume sa philosophie simplement : « Ça m’a permis d’apprendre qu’il n’y a vraiment rien d’impossible. Un pas à la fois… tout est possible dans les montagnes. »

Pour l’avenir, Justin ne se fixe pas encore un objectif précis. « Je ne sais pas si je vais aller plus haut. J’aimerais explorer d’autres courses, peut-être en Europe ou au Québec. Je n’ai pas de prochain défi en ce moment. »

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