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Annie Deblois : une massothérapeute de Saint-Honoré qui rayonne à l’international

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Originaire de Saint-Honoré-de-Shenley, Annie Deblois exerce la massothérapie depuis plus de 20 ans. Ce qu’elle considère aujourd’hui comme un art et une vocation lui a ouvert les portes d’une carrière internationale imprévue.

Depuis quatre ans, cette passionnée de bien-être et de soulagement des douleurs participe à des championnats de massothérapie, au Canada comme à l’étranger, devenant en 2023 la toute première Canadienne à représenter le pays à un championnat international à Athènes.

C’est dès l’adolescence, alors qu’elle est impliquée comme organisatrice communautaire, que la Beauceronne prend conscience du lien entre douleurs physiques et mal-être plus profond. Cette réalité l’amène à s’intéresser à la massothérapie holistique, une approche qui conjugue le corps, le mental et les émotions. « J’ai travaillé dans différents milieux, notamment en optométrie à Québec, mais je voyais chez plusieurs clients des douleurs ignorées ou mal soulagées. La massothérapie est devenue une manière de les accompagner autrement », explique-t-elle.

De la Beauce aux grandes scènes internationales

Son parcours prend un tournant décisif lorsqu’elle découvre l’existence des compétitions en massothérapie. « Je ne savais même pas que ça existait ! » avoue-t-elle en riant. Sa première participation au championnat canadien lui donne la piqûre.

Rapidement, elle se fixe un objectif audacieux : participer à un championnat international. En 2023, elle se rend à Athènes, sans parler anglais, sans avoir jamais pris l’avion ni posséder de passeport. « J’ai dit oui à l’aventure sans tout mesurer. J’ai dû trouver un traducteur, un receveur sur place, des commanditaires, et surtout adapter ma technique à des règlements différents de ceux du Canada. Ça a été un défi immense, mais je l’ai fait. »

Depuis, elle a pris part à des compétitions en Europe (Rome, Copenhague), au Canada, et continue de repousser ses limites. En mai prochain, elle participera au championnat international de Paris, accompagnée pour la première fois d’une équipe canadienne. Une fierté partagée : « J’avais toujours été seule à l’étranger. Cette fois, on part à plusieurs, et c’est grâce au réseau qu’on a bâti ensemble ».

Briser la routine pour mieux soigner

Les compétitions lui ont aussi permis de briser sa zone de confort. Habituée à travailler seule en cabinet, elle a dû composer avec le regard des juges, les caméras, et le stress de se produire devant public. « J’étais réservée, mais là, j’ai appris à innover et à créer. Ce que je devais faire c'était pas juste de la technique, c'était une approche, un contact différent et une réelle prise en charge de la personne. »

Son implication inspire aussi d’autres massothérapeutes. Certains ont suivi son parcours jusqu’à s’inscrire à leur tour aux compétitions. « Des gens viennent me voir pour savoir comment s’inscrire, comment se préparer. C’est flatteur, mais surtout stimulant. J’aime penser que mon chemin peut en ouvrir d’autres. »

Faire rayonner la massothérapie québécoise

Au-delà du prestige, c’est la reconnaissance de la profession qu’elle poursuit. « On pense encore parfois que la massothérapie, c’est juste du "flatte" de spa. On est bien plus que ça. On accompagne, on soulage, on aide à vivre mieux », affirme-t-elle avec conviction.

Aujourd’hui, Annie Deblois continue de se former, d’innover, et de partager son savoir. Elle espère que son engagement contribuera à faire évoluer la reconnaissance de la massothérapie comme soin de santé essentiel. Et si elle peut en même temps montrer « que la petite Beauceronne dans un rang » partie seule avec ses valises pour l’Europe, peut faire rayonner le Canada sur la scène internationale, alors, dit-elle, « c’est un cadeau ».

Il est possible d'en découvrir davantage sur le parcours d'Annie Deblois en écoutant l'entrevue vidéo ci-dessus.

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