Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

En dynamophilie

À 70 ans, Bernard Vachon continue de « soulever » des records

durée
 

Voir la galerie de photos

À 70 ans, Bernard Vachon n’a rien perdu de sa détermination. Cet athlète originaire de Sainte-Rose et établi à Saint-Georges depuis plus de 50 ans s’illustre dans le monde de la dynamophilie avec une régularité et une passion qui forcent le respect.

Retraité de chez Manac depuis 2020, il consacre aujourd’hui son temps à l’entraînement et aux compétitions, où il accumule records et distinctions dans sa catégorie d’âge.

C’est en 1977 que Bernard commence à s’entraîner, d’abord pour rester en forme. Rapidement, Arsène Lagrange, figure locale bien connue dans le monde de l’entraînement, l’oriente vers la dynamophilie. Si l’expérience reste brève à ses débuts, Bernard revient plus sérieusement à la compétition plusieurs décennies plus tard, en 2017, après un long passage par le culturisme dans les années 80.

« J’ai gagné plusieurs compétitions à l’époque, dont le championnat Québec Métro, et j’ai terminé troisième au provincial en 1991 », raconte-t-il. Ce n’est pourtant que récemment qu’il découvre tout son potentiel dans la force athlétique.

Des records et des podiums à l’échelle mondiale

Depuis son retour en dynamophilie, Bernard multiplie les podiums et les records. Il a notamment remporté les Championnats canadiens dans la catégorie Maîtres 4 (70 ans et plus) et détient actuellement des records nationaux dans plusieurs disciplines.

Sa participation aux Championnats du monde, à Calgary en 2018 et à Terre-Neuve en 2022, l’a propulsé parmi les meilleurs au monde. « En 2018, j’ai été troisième meilleur leveur au monde chez les Maîtres 3. En 2022, j’étais deuxième. »

Il évoque aussi avec fierté sa victoire à Calgary, arrachée grâce à une dernière levée décisive au deadlift, et son objectif pour les prochains mois : battre le record mondial au soulevé de terre, établi à 227 kg dans sa catégorie.

Un entraînement exigeant, mais vital

Malgré l’âge et les douleurs – des genoux abîmés, une épaule fragile, et quelques limitations physiques –, Bernard continue de s’entraîner plusieurs fois par semaine au Cardio Gym de Saint-Georges. « Si j’arrêtais demain matin, je finirais probablement avec une canne. L’entraînement m’a permis de rester debout. »

Il est aussi très bien entouré : un coach expérimenté, une petite équipe d’athlètes motivés, et un esprit d’entraide fort. « Même si c’est un sport individuel, on s’encourage beaucoup. Quand ça va moins bien pour moi, d’autres prennent le relais. »

Transmettre la passion

En plus de performer, Bernard inspire. Il parle avec enthousiasme des athlètes de sa relève, comme Shelby, une mère de famille qui monte en puissance dans sa catégorie, ou Dynalie, jeune compétitrice prometteuse. « Je blague parfois en disant que Shelby, c’est ma relève. Elle est très forte, très déterminée. »

Et s’il doit un jour délaisser la compétition, il restera fidèle à la salle d’entraînement. « Je vais m’entraîner aussi longtemps que je vais pouvoir. La dynamophilie me passionne, mais l’important, c’est de bouger, de se garder en forme. »

Vous pouvez écouter l'intégralité de notre rencontre avec Bernard Vachon ci-dessus.

À lire également

Championnat de dynamophilie: très bonnes performances des quatre athlètes de la Beauce

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Les choses qui nous liaient: l'album imparfait de Laurence Castera
19 avril 2026

Les choses qui nous liaient: l'album imparfait de Laurence Castera

Sept ans après la sortie de son deuxième album, le Beauceron Laurence Castera sortira son nouvel opus Les choses qui nous liaient le 21 avril.  Pour l’occasion, EnBeauce.com s’est entretenu avec l’artiste de Saint-Philibert. « C’était comme un sept ans accidentel », a-t-il expliqué d’entrée de jeu. Son deuxième album est sorti en ...

À 17 ans, Noah Bizier forge son mental sur le ring
18 avril 2026

À 17 ans, Noah Bizier forge son mental sur le ring

Natif de Saint-Éphrem, le boxeur Noah Bizier est champion du Québec et vice-champion national dans la catégorie 75kg. Le Beauceron a commencé la boxe à 9 ans, au Club De Boxe Hubert Poulin à Saint-Georges, avant de poursuivre dans un club de Thetford. « C'est vraiment à partir de là que je me suis mis à enchaîner les combats. J'ai eu une ...

Chez « Mononcle Gaby », le sirop d’érable devient mémoire
12 avril 2026

Chez « Mononcle Gaby », le sirop d’érable devient mémoire

À Saint-Côme-Linière, au 1468 rang 7, la Cabane à Mononcle Gaby ne se limite pas à la production de sirop d’érable. Derrière les fourneaux et la bouilleuse, Gaby Bédart a bâti au fil des années un véritable musée acéricole, où chaque objet raconte un pan de l’histoire de cette tradition bien ancrée en Beauce. Une réalité que ...