Éducation

Interdiction du cellulaire à l'école: les profs de la Beauce-Etchemin en faveur

Consultation du Syndicat de l’enseignement de la Chaudière sur l’usage des écrans

14 mars 2025
Sylvio Morin

Plus de 75 % du corps enseignant de la Beauce-Etchemin est favorable à l’interdiction du  cellulaire dans toute l’école, pas seulement en classe, qui est la règle présentement.

Ce sont du moins les résultats de la consultation menée le mois dernier sur l'usage des écrans par le Syndicat de l’enseignement de la Chaudière (SEC) et la FSE-CSQ, auprès de ses membres, et qui viennent d'être rendus public ce matin, par voie de communiqué de presse.

Dans la  Beauce-Etchemin, 272 enseignantes et enseignants ont participé au coup de sonde, sur les près de 7 000 répondants qui se sont exprimé à la grandeur du Québec.  

La consultation nous apprend également qu'un peu plus de neuf enseignants sur dix du SEC (91,9 %) sont en accord avec l’idée d’une majorité numérique au Québec, c'est-a-dire un âge minimal requis pour utiliser les réseaux sociaux. Sur ce dernier point, près de quatre enseignants questionnés sur 10 (38,6 %) indiquent que l’âge de 16 ans  serait acceptable pour cette majorité numérique; une proportion presque identique (39,3 %)  préfère celle-ci à 15 ans. 

«Comme l’a fait valoir la FSE-CSQ en commission parlementaire cet automne,  l’utilisation d’écrans en classe présente des avantages indéniables pour l’enseignement et les apprentissages. L’école doit certes transmettre la compétence numérique dans une  perspective équilibrée, mais un mauvais usage des outils comporte certains risques qu’il  est impératif de minimiser», a signifié Dominic Loubier, président du Syndicat de l’enseignement de la Chaudière, conscient des effets néfastes d’une exposition prolongée aux écrans et des enjeux liés aux réseaux sociaux.

«Il est clair qu’en écartant les cellulaires des écoles, les profs souhaitent voir une plus grande implication des élèves dans la vie scolaire. Ils nous disent également qu’ils ne veulent plus avoir à gérer les nombreuses distractions créées par ces appareils», a conclu le porte-parole syndical.