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Le manifeste sera lancé le 15 février

Les femmes ont leur place dans le monde des sciences

« J’aimerais que notre manifeste serve de base dans des groupes de discussion » affirme Mme Louise Lafortune.
Photo: Yves Therrien - capture de l'entrevue Zoom« J’aimerais que notre manifeste serve de base dans des groupes de discussion » affirme Mme Louise Lafortune.
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Elles sont 42 auteures à signer 50 textes « positifs et percutants » dans un manifeste ayant l’objectif de faire prendre conscience que les femmes ont leur place dans le monde des sciences, des technologies, de l’ingénierie et des mathématiques, longtemps chasse gardée des hommes.

« Nous voulons favoriser une présence plus grande des femmes dans le monde des sciences, technologies, ingénieries et mathématiques (STIM). Il y a encore bien du chemin à faire pour que les femmes obtiennent la parité, notamment dans les secteurs de l’intelligence artificielle, l’informatique et l’ingénierie », soutient Mme Louise Lafortune, professeure émérite à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR).

Elle a codirigé la rédaction du Manifeste à propos des femmes en STIM, dans la francophonie canadienne, avec Audrey Groleau (professeure titulaire, UQTR) et Claire Deschênes (professeure émérite, Université Laval) dans une approche qu’elles ont voulu inspirante. C’est une manière à sensibiliser les parents, les enseignants et enseignantes des différents niveaux scolaires à encourager les jeunes filles, même les garçons à développer leur intérêt pour les sciences.

Des encouragements
Trop souvent, des remarques ou des gestes subtils ont pu créer de l’anxiété chez les jeunes au point de leur faire douter de leur capacité et de leur compétence à choisir une carrière scientifique. Alors, les 50 courts textes sont autant de situations pour réfléchir, développer des attitudes d’ouverture et prodiguer des encouragements qui mèneront à une plus grande équité et une égalité homme femme dans les emplois dans divers domaines scientifiques et technologiques.

Une équité, souligne Mme Lafortune, qui doit toucher les femmes autochtones, les femmes de nationalités différentes et même les femmes non hétérosexuelles, qu’elles viennent de milieu aisé ou défavorisé. Les chances doivent être égales pour toutes.

« J’aimerais que notre manifeste serve de base dans des groupes de discussion, du primaire jusqu’à l’université, et dans les entreprises de manière à comprendre la réalité de faire plus de place aux femmes dans le monde des STIM », souhaite ardemment Mme Lafortune.

Une lente évolution

Si la société en général, le monde du travail et celui de l’enseignement ont beaucoup évolué au cours des 40 dernières années, il reste du travail à faire pour éliminer les plafonds de verre dans certains secteurs.

Elle note toutefois que de la conciliation travail-famille bien implantée depuis plusieurs années. Ainsi, les femmes en sciences ou en technologies ne se demandent pas si elles peuvent oui ou non avoir des enfants. Des améliorations sont encore possibles dans cette conciliation travail-famille et la maternité sans pénalité.

Mme Lafortune note des problèmes de rétention dans certains secteurs. De même, souligne des difficultés pour les femmes autochtones, les noires et celles de nationalités différentes. Il reste encore des pas à faire.

Des recommandations

Le manifeste se conclut avec sept recommandations. Parmi celles-ci, il y a l’organisation d’états généraux qui pourraient rassemblés des scientifiques et des philosophes, des hommes et des femmes, des pionnières dans la technologie et les sciences. Il pourrait en sortir un mémoire pour donner plus de place aux femmes, pour ouvrir les esprits, pour faire de la place du mentorat féminin et mettre en valeur les modèles de réussites des femmes.

Le Manifeste à propos des femmes en STIM, qui est une initiative de l’Association de la francophonie à propos des femmes en sciences, technologies, ingénierie et mathématiques, sera lancé en version numérique et en version papier le 15 février sur le site uqtr.ca/manifeste.femmes.stim.

Mme Lafortune invite femmes et hommes à signer le manifeste en ligne, car elle espère un millier de signatures. Le jour du lancement, il y aura aussi des capsules vidéo sur les réseaux sociaux dont les sites sont répertoriés dans la page du manifeste.

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