La présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, défend les offres gouvernementales aux travailleuses des CPE et juge « désespérante pour les parents » la grève illimitée qui vient d’être entamée par les syndiquées de la CSN.
En entrevue à la radio au 98,5 FM, mercredi, la ministre a insisté sur le fait qu’elle offrait jusqu’à 30 $ l’heure, au maximum de l’échelle salariale, aux éducatrices dans les Centres de la petite enfance.
Mais l’enjeu maintenant porte sur le salaire des «autres» travailleuses dans les CPE, à la cuisine, à l’administration, à l’entretien.
Là−dessus, la ministre s’est montrée catégorique: ces travailleuses ne bénéficieront pas des mêmes augmentations, en pourcentage, que les éducatrices.
Elle a admis que ces «autres» travailleuses ne gagnent pas le même salaire que leurs pairs dans le secteur public, mais a affirmé que cela s’expliquait par des tâches et un environnement qui sont différents.
Interrogée au sujet du dépôt d’une loi spéciale, la ministre LeBel a redit qu’elle préférait une entente avec les organisations syndicales, mais que toutes les possibilités étaient étudiées.
La ministre LeBel a souligné que les parents ne pourront pas tolérer très longtemps encore une grève illimitée. Une telle grève est «désespérante pour les parents», a−t−elle lancé.
Lia Lévesque, La Presse Canadienne