Alors que les vacances estivales riment, pour la plupart des gens, avec temps pour soi, activités familiales et repos, c’est loin d’être le cas pour les femmes victime de violence conjugale.
En passant davantage de temps avec leur partenaire, elles se retrouvent exposées plus longtemps aux différentes formes de violence. Les tensions, le contrôle, les critiques et les comportements intimidants peuvent s'accumuler, créant un climat où la peur et l'insécurité demeurent omniprésentes.
La routine chamboulée
En vacances, la routine est souvent mise de côté. Pourtant, pour les femmes victimes de violence conjugale, les responsabilités ne prennent pas de congé. Entre la gestion de la maison, les besoins des enfants et l’organisation d’un séjour ou d’activités estivales, les tâches s’accumulent. Pendant que le stress de madame augmente, les attentes de monsieur peuvent se multiplier et les critiques devenir plus fréquentes.
Les moments de répit sont moins fréquents que lors d’une semaine régulière. La violence, quant à elle, demeure présente, de jour comme de nuit. Les commentaires blessants et humiliants n’en finissent plus. La femme a alors le sentiment de toujours marcher sur des œufs et craint les réactions de son partenaire.
À cela s’ajoute le défi de composer avec les enfants qui ne sont pas à l’école et dont il faut occuper les journées.
Camoufler la violence
Les femmes victimes de violence conjugale vivent avec le sentiment de peur, de honte, de culpabilité, de tristesse, d’hypervigilance et d’inquiétude. Pendant les vacances, une difficulté s’ajoute, soit celle de devoir cacher leur réalité à leur entourage, qu’elles voient généralement davantage durant cette période.
Les congés sont aussi souvent associés aux rassemblements et à la consommation d’alcool. Il arrive alors que monsieur consomme un petit verre de trop, ce qui peut accentuer la violence ou les comportements violents, sans toutefois la justifier.
Critiques nombreuses
En vacances, il est fréquent que la femme ressente un profond sentiment de culpabilité. En plus des critiques habituelles, s’ajoutent celles comme « La chambre d’hôtel coûte tellement cher » ou encore « Veux-tu bien me dire pourquoi tu as racheté un deuxième costume de bain aux enfants, ils en ont déjà un ». « T’es dont bien niaiseuse d’avoir oublié ça ».
Ces remarques contribuent à miner le moral de la femme et à diminuer son estime de soi. Elle en vient à oublier qui elle est vraiment et elle peut se mettre à se dénigrer elle-même à force d’entendre ce genre de commentaires.
Les vacances, ne sont pas synonymes de repos pour les femmes victimes de violence conjugale. Et pas besoin d’en venir aux coups pour dire que c’est de la violence.
Si vous croyez vivre de la violence conjugale, n’hésitez pas à communiquer avec nous pour en parler en composant le 418 227-1025 ou visitez le havre-eclaircie.ca.
Visionnez tous les textes de Havre l'Éclaircie
Si tu te poses des questions sur ta relation et/ou sur les conséquences sur ton enfant suite à la lecture de ce texte, n’hésite pas à nous contacter. Nous sommes là pour t’aider à y voir plus clair.
☎ 418 227-1025 - 1 800 709-1025