Chroniques

Des vacances en famille

06 juillet 2007

 

Elle sort du lit, avale son déjeuner en deux bouchées, file au bureau, règle deux ou trois dossiers en souffrance, répond à ses courriels les plus urgents, engouffre son dîner à toute vitesse, reprend le boulot.  Enfin, elle fait quelques achats au supermarché et fonce à la garderie avant de se précipiter chez elle faire le souper… Vous êtes-vous reconnue?

Bien sûr, nombreux sont les hommes et les femmes qui s’essoufflent ainsi à gagner leur vie, réussir leur relation de couple et prendre soin de leurs enfants. Ces derniers sont eux-mêmes souvent logés à la même enseigne dès leur plus jeune âge alors que leurs activités sont planifiées comme à l’armée.  Allez petits soldats! Vous êtes capables… Au fait, le sont-ils vraiment? Ou plutôt, leur silence à ce sujet nous le fait-il croire? Les travailleurs peuvent compter sur les vacances annuelles pour ralentir le rythme, les écoliers ont les vacances scolaires, mais qu’en est-il des tout-petits? Y aura-t-il interruption de la garderie pour quelques semaines? Auront-ils leurs vacances, eux aussi? Chacun aura-t-il la possibilité de gazouiller au lit, de s’habiller à son rythme, de rêver, d’être un peu seul avec maman ou papa, au lieu de socialiser avec huit petits amis de la garderie?

Bref, j’aimerais vous inviter à ralentir, et, surtout, à prendre des vacances en famille. Des vacances où l’horaire du lunch, du dodo ou de toute autre préoccupation « prend le bord ».  Des vacances où parents et enfants prennent le temps de vivre ensemble.  Enfin avoir le temps de prendre soin de l’autre, avoir le temps de se regarder vivre, d’écouter les enfants, de leur parler doucement, lentement, avoir le temps… juste d’être ensemble. Non, chez l’humain, tout ne se joue pas avant l’âge de 6 ans! Il demeure que l’âge tendre de la petite enfance constitue une période privilégiée pour emmagasiner des réserves d’amour, de tendresse, d’attachement, de fantaisies, de câlins, de jeux, de plaisirs et de souvenirs impérissables en famille, et ce, pour le restant de ses jours… parce que « La famille, ça vaut le coût! »

Louise Dumas, M. Ps.
Psychologue