Le fonctionnement d’un moteur à réaction - 2e partie
Ma chronique d‘aujourd’hui traite de l’inversion de la poussée lors des atterrissages, des moteurs Turbo Jet (militaire de type supersonique), et de la post combustion.
Je débuterai par l’inversion de la poussée des réacteurs.
Regardons ensemble cette petite vidéo Inverseurs.avi
Vous comprenez maintenant mieux ce qui se passe lors de l’atterrissage.
Les moteurs Turbo Jet
Les besoins des avions militaires sont très différents de ceux des avions de ligne qui utilisent des moteurs de type Turbo Fan. En effet, les avions militaires ne sont pas soumis aux mêmes règles.
Pour n’en nommer que quelques-unes :
1) Pas de limite concernant le son émis par les moteurs
2) Capacité dans plusieurs cas de voler en vitesse supersonique
3) La consommation de kérosène n’est pas limitée à des restrictions financières
En conséquence, le moteur de type Turbo Jet a une forme un peu différente du turbo fan puisque qu’il n’a pas de fan en avant du moteur. L’air est presqu'entièrement aspiré directement par les compresseurs puis dans les chambres de combustion et finalement, il est propulsé à travers les ailettes des turbines et leur échappement produit la poussée.
Comme vous pouvez le constater, le turbo jet a une surface pénétrante dans l’air beaucoup plus faible, puisqu’il n’a pas de fan à l’avant, ce qui facilite le vol à très grande vitesse. Remarquez bien à gauche sur le dessin que l’air passe complètement dans le compresseur alors que pour le turbo fan (dessin de droite), la majeure partie de l’air passe directement à l’arrière sans circuler par les compresseurs et les turbines pour délivrer la poussée.
Petite vidéo explicative comparaison turbo.avi
La post combustion
Dans la majorité des moteurs Turbo Jet des avions militaires, on ajoute cependant une dernière section qui s’appelle la post combustion. Une fois l’air expulsé des turbines, comme la température est encore très élevée, on y injecte de nouveau du kérosène qui génère une explosion continue. Ce processus engendre une poussée supplémentaire d’environ 40 % avec une consommation supplémentaire de près de 200 % .
Vidéo sur la post combustion afterburners.avi
Ceci complète la seconde partie portant sur les moteurs à réaction. Dans ma prochaine chronique, on s’installera dans le poste de pilotage d’un avion de ligne et on verra la procédure pour mettre les moteurs en marche.
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