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Valérie Létourneau : Une athlète qui inspire tout le Québec

Valérie « Trouble » Létourneau
Photo: ZUFFA / UFCValérie « Trouble » Létourneau
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La combattante d'arts martiaux mixtes Valérie Létourneau (8-3) combattra la championne des poids paille (115 livres), Joanna Jedrzedjczyk (10-0) à Melbourne le 14 novembre prochain dans un stade qui devrait accueillir près de 70 000 personnes.

Notre Québécoise qui a pour surnom « Trouble » a un parcours un peu particulier si on la compare aux autres combattantes de l'Ultimate Fighting Championship (UFC). 

Elle a commencé à faire du sport à l'âge de 15 ans alors qu'elle était en centre d'accueil et celle-ci a choisi le kickboxing pour se défouler selon ses dires. Par la suite, elle a essayé le jiu-jitsu brésilien avant de continuer son cheminement dans les sports de combat vers les arts martiaux mixtes. Un de ses premiers entraîneurs dans ce sport a été un jeune Georges St-Pierre qui à l'époque n'avait pas encore disputé son premier combat professionnel. Létourneau a été une pionnière au Québec dans son sport en étant la première femme de la province à combattre chez les professionnels dans sa discipline et il faut noter qu'à l'époque, elle avait déjà un enfant, la petite « Gabrielle », son trésor.

Peu de gens lui donnaient une chance de monter les échelons dans son sport, surtout qu'à l'époque, l'UFC ne comptait pas de division féminine. Quand la compagnie a finalement accepté les femmes dans ses rangs, la Québécoise était très heureuse, mais rien n'était fait dans son cas. Après quelques combats, celle-ci a participé à l'émission de téléréalité de l'UFC « The ultimate fighter », mais son passage a été de courte durée et elle a été éliminée rapidement. Toutefois, ce serait mal connaître cette athlète pour dire qu'elle avait abandonné son rêve.

Le malheur des uns fait souvent le bonheur des autres et une blessure a donné la chance à la Québécoise de combattre au sein de l'organisation de Dana White. La combattante accepte un combat au sein de l'UFC seulement quelques semaines après avoir remporté une victoire par KO contre Jordan Moore dans une carte présentée par AFC. Depuis son entrée dans la « grande ligue », la première femme du Québec et la seule jusqu'à présent à avoir combattu dans l'UFC n'a jamais été battue. Elle a vaincu dans l'ordre Elisabeth Phillips, l'ancienne championne du monde de boxe Jessica Rakoczy et Maryna Moroz.

« L'heure de briller »

Encore une fois, les blessures ont ouvert les portes à Létourneau et celle-ci obtient maintenant la chance de devenir championne du monde. Le combat promet grandement et les deux athlètes affichent une belle confiance. « Le combat devrait se passer debout et je devrai faire attention dans les premiers rounds, car je “poque” rapidement. Je suis toujours meilleure dans les derniers rounds. De plus, mon conditionnement physique est à son meilleur présentement. Personne ne me voit gagner, mais c'était également le cas lors de mes deux derniers duels et j'ai pourtant été dans le clan des vainqueurs », avoue « Trouble ».

Son adversaire, qui est la championne, Joanna Jedrzedjczyk est encore invaincue en arts martiaux mixtes. « Je crois que Létourneau a peur. Elle est talentueuse, mais je suis quand même meilleure qu'elle. Je serai son plus grand défi. Je ne suis pas Rakoczy et je ne suis pas Moroz, je suis Joanna et je suis la championne », déclare-t-elle.

Létourneau, dont les grands-parents habitent la Beauce, se dit fier de voir que deux combats féminins sont les têtes d'affiche de l'événement UFC 193. « Ça démontre que nous avons gagné notre place dans ce sport », dit-elle avec le sourire.

Peu importe le résultat de ce duel, je crois que nous pouvons dire assurément que la bagarreuse du Québec n'a jamais reculé devant personne et s'est toujours battue pour améliorer son sort. Valérie Létourneau est une inspiration pour tous les jeunes athlètes, mais également pour tout le Québec par son désir de vaincre et son refus d'abandonner, et ce, même lorsque tous les dés semblent déjà joués. 

Elle est la preuve vivante qu'on doit toujours essayer... des fois le résultat de nos efforts peut être très surprenant.

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