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En Chaudière-Appalaches, le taux de diplômés universitaires augmente de 250% en 20 ans.

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La Semaine québécoise des adultes en formation constitue le meilleur des prétextes pour initier une série de quatre chroniques sur la Fondation de la Corporation des services universitaires en Chaudière-Appalaches (FCSUCA).

Dans son Portrait démographique, socioéconomique et de la formation professionnelle et technique de Chaudière-Appalaches1, Michel Huot rapporte en 2007 : «Globalement, la région de la Chaudière-Appalaches manque d’universitaires… Dans une économie où l’innovation, les savoirs et la technologie prennent de plus en plus de place, les universitaires occupent une place stratégique. »
 


Suite au Sommet socio-économique de 1990, les auteurs du Rapport Beaupré déposent un projet d'université pour la région. Les données statistiques de 1986 révèlent que, comparativement au taux de diplomation universitaire de 8.6 % de la population de 15 ans et plus à l’échelle du Québec, Beauce-Sartigan affichait 4.4 %, Robert-Cliche 3.8 % et Les Etchemins 2.8 % 2. Devant un tel état de fait et appuyés presque unanimement par les principaux représentants régionaux, des porte-paroles de la région ont présenté au gouvernement une demande de création d’une université pour desservir la région. Six scénarios ont alors été proposés pour examen : une université autonome, une constituante de l‘Université du Québec, une corporation universitaire autonome, une corporation de services universitaires, un centre d’études universitaires à St-Georges, et un campus universitaire.

Dès 1989 s’organise la Corporation des services universitaires en Chaudière-Appalaches (CSUCA), un organisme à but non lucratif visant à mettre sur pied des services universitaires permanents en Chaudière-Appalaches par la promotion, l’organisation et la gestion des activités de formation, de perfectionnement et de recherche de niveau universitaire. Depuis le début, ses membres ont cherché à : répondre aux besoins des individus et de la collectivité régionale; hausser notre niveau de scolarisation pour doter la région de ressources humaines qualifiées et compétentes;  rendre toute la région autonome quant à l’offre et l’organisation de services universitaires; accroitre l’accessibilité aux études universitaires en offrant des services dans les principaux pôles socio-économiques de Chaudière-Appalaches et ; soutenir nos entreprises face à la concurrence et l’évolution technologique.

Depuis, la situation a évolué considérablement. En Beauce-Sartigan, le taux de diplomation universitaire est passé de 4.4 % en 1986 à 5.2 % en 1991, à 6.6 % en 1996, à 10.2 % en 2001 et à 11.7 % en 2006; une augmentation de 265 % en 20 ans. Dans Robert-Cliche, de 3.8 % qu’il était en 1986 il est passé à 8.6 % en 2006, un bond de 226 %. Les Etchemins d’autre part ont progressé de près de 300 %, passant de 2.8 à 8.2 % au cours de la même période.

1 Présentation à la table Éducation Région de la Chaudière-Appalaches.

2 Manque de données comparatives pour les autres MRC (Les Appalaches et Nouvelles-Beauce).

Surveillez notre prochaine chronique :
La formation universitaire en Chaudière-Appalaches.

 

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