Les ténors du gouvernement Fréchette et les principaux acteurs économiques du Québec sont réunis jeudi à Montréal pour faire le point sur les nouveaux droits de douane américains de 50 % qui pourraient entrer en vigueur la semaine prochaine.
Au début de cette rencontre à huis clos, à laquelle les médias ont eu accès aux cinq premières minutes en matinée, la première ministre n'a pas caché que l'imposition de ces droits de douane supplémentaires viendrait chambouler l'économie québécoise «de manière assez importante».
«Jusqu’à 9 % de nos exportations pourraient être affectées par ces tarifs. Ça équivaut à 7 milliards de dollars d'impact, potentiellement, donc c'est colossal», a déclaré Christine Fréchette devant une douzaine de représentants de secteurs particulièrement touchés, dont Jean Simard, président-directeur général de l’Association de l’aluminium du Canada.
Il y avait également autour de la table des représentants, entre autres, de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, de la Fédération des chambres de commerce du Québec, du Conseil du patronat du Québec et d’Investissement Québec.
Mme Fréchette leur a demandé de continuer de travailler «en étroite collaboration» avec le gouvernement caquiste et «de rester connectés, comme depuis le tout début de cette guerre tarifaire».
«L’important, c'est qu'on capte bien la nature des menaces qui planent sur vous advenant ces tarifs et le type de soutien que vous attendez du gouvernement. Je sais que plusieurs entreprises pourraient être en mode survie advenant la mise en œuvre de ces tarifs», a-t-elle souligné.
La première ministre a cependant voulu se montrer rassurante. «On est en contact non seulement avec vous, mais également avec le gouvernement fédéral et l'administration américaine. Les négociations suivent leur cours avec le fédéral, et on s'attend à ce que ces négociations s'intensifient au cours des prochains jours. Il nous reste encore quelques jours», a indiqué Mme Fréchette en référence à la date du 19 août fixée par l’administration Trump pour l’entrée en vigueur de ces nouveaux droits de douane.
Elle a insisté sur le fait qu’«il y a des lignes à ne pas franchir concernant la gestion de l'offre et également la protection de notre culture, de notre langue».
Sébastien Auger, La Presse Canadienne
À lire également
« L’incertitude économique met plusieurs projets sur pause » dit Samuel Poulin