Programme Pérenniser
Relève entrepreneuriale: un soutien de 1,6 M$ à l'École d’entrepreneurship de Beauce
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Le ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie et ministre responsable de la Stratégie maritime, Bernard Drainville, ainsi que le député de Beauce-Sud et ministre des Affaires municipales, Samuel Poulin, en compagnie de la la présidente-directrice générale de l’École d’entrepreneurship de Beauce, Isabelle Le Ber, et la coprésidente du Cercle d’experts en repreneuriat, Nathaly Riverin.
Le ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie et ministre responsable de la Stratégie maritime, Bernard Drainville, ainsi que le député de Beauce-Sud et ministre des Affaires municipales, Samuel Poulin,.
La coprésidente du Cercle d’experts en repreneuriat, Nathaly Riverin, et la présidente-directrice générale de l’École d’entrepreneurship de Beauce, Isabelle Le Ber.
Par Sylvio Morin , Chef des nouvelles
Le gouvernement du Québec verse une enveloppe de 1,6 M$ à l’École d’entrepreneurship de Beauce (EEB), afin de mieux préparer la relève entrepreneuriale et d’assurer la pérennité des PME partout au Québec.
C'est en présence d'un cinquantaine de personnes du milieu des affaires et du développement économique que le ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie et ministre responsable de la Stratégie maritime, Bernard Drainville, ainsi que le député de Beauce-Sud et ministre des Affaires municipales, Samuel Poulin, sont venus en faire l'annonce ce matin, aux installations de l'EEB à Saint-Georges.
Grâce à ce soutien, d'expliquer la présidente-directrice générale, Isabelle Le Ber, l’établissement pourra lancer deux nouvelles cohortes pour le programme Pérenniser, qui permet à de nombreux cédants de préparer en amont le transfert de leur entreprise pour assurer sa pérennité, et à plusieurs repreneurs d’être mieux outillés pour prendre la relève d’une entreprise.
Les argents serviront aussi au maintien d'autres programmes comme Entreprendre et Émergence, qui ont déjà fait leurs preuves dans le milieu entrepreneurial.
Signalons que l'EEB peut compter aussi sur la collaboration d'institutions majeures dans le développement du programme comme le Fonds de solidarité FTQ, la Banque Nationale, Desjardins, BCF, la Banque de développement du Canada, Investissement Québec, la Caisse de dépôt et placement du Québec, Nordence et PwC.
«Actuellement, ce sont 50 000 entreprises québécoises qui réfléchissent à une vente ou à une reprise au cours des cinq prochaines années. Et présentement, ce sont six transferts sur dix qui ne fonctionnent pas, par manque de planification ou de préparation, a déclaré le ministre Drainville. Donc, dans ce contexte, le repreneuriat est un levier de développement économique qui est très important. Ça nous permet d'assurer la pérennité de nos entreprises, maintenir dans nos régions les emplois et tous les services qui viennent avec (...) Faut pas en échapper un [transfert]», a -t-il insisté.
Cercle d’experts en repreneuriat
Les deux ministres ont aussi annoncé la mise en œuvre de plusieurs recommandations proposées par le Cercle d’experts en repreneuriat, créé en mars 2026 dans le but de renforcer la cohérence des interventions gouvernementales pour répondre aux besoins des entrepreneurs.
Ces recommandations découlent d’échanges tenus avec le milieu entrepreneurial partout au Québec. Elles visent notamment à mieux faire connaître les ressources disponibles, à sensibiliser les dirigeants à l’importance de planifier leur relève et à renforcer l’accompagnement offert tout au long du processus de transfert.
Une démarche de sensibilisation ciblant les entreprises dont le dirigeant est âgé de 55 ans et plus sera notamment déployée dans plusieurs secteurs stratégiques pour l’économie du Québec. L’objectif est de sensibiliser les entrepreneurs à l’importance de préparer leur relève tôt afin de faciliter le transfert ainsi qu’à les informer à propos des ressources disponibles pour les accompagner dans cette voie.
Le gouvernement collaborera également avec différents ordres professionnels pour conscientiser leurs membres à l’importance de planifier leur relève.
« J'ai la conviction profonde que nos entrepreneurs sont les superstars de notre économie et on en a besoin, a déclaré la coprésidente du Cercle, Nathaly Riverin. Plus que jamais, c'est essentiel pour notre souveraineté économique. On peut pas donner les clés aux étrangers puis dire que tout va bien aller », a-t-elle fait remarquer.
Quand au député-ministre de Beauce-Sud, Samuel Poulin, qui avait mis sur pied le Cercle lorsqu'il était responsable de l'Économie, il a affirmé que « si les tarifs de l'administration américaine sont un défi en Beauce, si le coût de la vie est un défi, si le contexte géopolitique est un défi, le repreneuriat aussi est un défi. Là-dessus, malgré tout, on a un certain contrôle. Ça veut pas dire que c'est facile, ça veut pas dire que c'est simple de convaincre des jeunes de se lancer en affaires ou de reprendre l'entreprise de leurs parents. Mais on a quand même un certain contrôle, puis un climat qu'on peut mettre en place pour le repreneuriat au Québec », a conclu l'élu beauceron.
Notons que dans l'heure qui a suivi la conférence de presse à Saint-Georges, la première ministre du Québec, Christine Fréchette, a annoncé des fonds totalisant 500 millions de dollars pour soutenir des projets de relève et de transfert d'entreprise dans la province.


