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Fin du resserrement quantitatif

La Banque du Canada abaisse son taux directeur à 3%

Le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem.
Photo: Courtoisie | Banque du CanadaLe gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem.
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La Banque du Canada a annoncé ce matin qu'elle abaisse le taux directeur de 25 points de base, pour le faire passer à 3%.

Il s'agit de la sixième diminution consécutive, la première depuis le début de l'année 2025.

Dans le communiqué, les dirigeants de l'institution annoncent aussi son plan pour achever la normalisation de son bilan, et ainsi mettre fin au resserrement quantitatif. Elle recommencera à acheter des actifs au début de mars, de manière graduelle au départ afin que son bilan se stabilise et se mette ensuite à croître modestement, au rythme de la croissance de l’économie

Par ailleurs, une incertitude plus élevée que d’habitude entoure les projections présentées dans le Rapport sur la politique monétaire de janvier, publié aujourd’hui, étant donné l’évolution rapide des politiques publiques et en particulier la menace des droits de douane par la nouvelle administration américaine, avise-t-on. «Puisqu’il est impossible de prédire la portée et la durée d’un conflit commercial potentiel, la prévision de référence fournie dans le Rapport a été établie en supposant l’absence de nouveaux droits de douane», peut-on lire dans le communiqué

Selon les projections de la Banque, la croissance de l’économie mondiale devrait rester autour de 3 % au cours des deux prochaines années. L’expansion prévue de l’économie américaine a été revue à la hausse, surtout en raison de la plus forte consommation.

Dans la zone euro, la croissance sera probablement modérée, la région subissant des pressions concurrentielles. En Chine, les récentes mesures de politique publique mises en place stimulent la demande et soutiennent la croissance à court terme, même si des défis structurels demeurent.

Depuis octobre, les conditions financières ont connu une évolution divergente d’un pays à l’autre. Le rendement des obligations américaines a augmenté, sous l’effet de la forte croissance et de l’inflation plus persistante. Par contre, au Canada, les rendements ont légèrement baissé. Le dollar canadien s’est considérablement déprécié par rapport au dollar américain, ce qui reflète en grande partie l’incertitude entourant les échanges commerciaux et la vigueur généralisée de la monnaie américaine. Les prix du pétrole ont été volatils et se sont établis, ces dernières semaines, environ 5 dollars au-dessus des niveaux postulés dans le Rapport d’octobre.

Au Canada, les baisses passées de taux d’intérêt ont commencé à stimuler l’économie. Le récent renforcement de la consommation et de l’activité sur le marché du logement devrait se poursuivre. Toutefois, les investissements des entreprises demeurent faibles. Les perspectives en ce qui a trait aux exportations sont soutenues par les nouvelles capacités d’exportation de pétrole et de gaz.

Les conditions du marché canadien du travail restent détendues, le taux de chômage s’étant établi à 6,7 % en décembre. La croissance de l’emploi s’est raffermie ces derniers mois, après avoir été inférieure à celle de la population active pendant plus d’un an. Les pressions sur les salaires, qui se sont avérées tenaces, montrent certains signes d’atténuation.

La Banque prévoit un renforcement de la croissance du produit intérieur brut (PIB) en 2025. Cependant, étant donné la plus lente expansion démographique attribuable à la réduction des cibles d’immigration, la croissance du PIB et la croissance potentielle seront plus modérées qu’escompté dans le Rapport d’octobre. La Banque prévoit maintenant qu’après avoir affiché une progression de 1,3 % en 2024, le PIB croîtra de 1,8 % en 2025 et en 2026, ce qui est un peu supérieur à la croissance potentielle. Ainsi, l’offre excédentaire dans l’économie devrait se résorber graduellement sur l’horizon de projection.

L’inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation (IPC) reste près de 2 %, et affiche de la volatilité en raison de la suspension temporaire de la TPS et de la TVH sur certains produits de consommation. 

Si l’on exclut l’imposition de droits de douane américains, les risques à la hausse et à la baisse entourant les perspectives sont raisonnablement équilibrés. Toutefois, comme il est indiqué dans le Rapport, un conflit commercial prolongé entraînerait fort probablement une baisse du PIB et une hausse des prix au Canada.

La prochaine date d’établissement du taux directeur sera le 12 mars prochain.

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