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Offre rejetée par les travailleurs d’Olymel à Vallée-Jonction

Offre rejetée par les travailleurs d’Olymel à Vallée-Jonction
Photo: Anne-Marie DoyonLes 713 employés d'Olymel en train d'enter pour entendre la CSN discuter des nouvelles offres patronales
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Les travailleurs de l’usine Olymel ont rejeté, à 99,3%, les propositions que la direction avait soumis à leurs représentants, lundi dernier. Sur quelques 1 200 employés, 736 étaient présents, aujourd’hui le 14 janvier, à L’Hôtel National de Tring-Jonction. 731 personnes ont rejeté l’offre, contre 5 seulement. Ce qui signifie que les employés trouvent inacceptable les offres proposées, mais ils n’ont toutefois pas voté pour une fermeture d’usine. Ils veulent simplement avoir une continuité des garanties de travail.

Quelques employés sur place étaient tout simplement déçus des demandes patronales. « Nous avons voté contre une baisse de salaire d’environ 40% et contre les pertes au niveau des avantages sociaux. C’est contre et ça va rester comme ça pour encore bien longtemps si les offres ne changent pas. Les conditions de travail, c’est complètement ridicule, c’est de l’esclavage, on ne peut pas agir comme ça », de nous expliquer Jean-Bastien Gravel, 27 ans, à l’emploi pour Olymel depuis 10 ans.

Ce qui a entre autre ressorti lors de cette assemblée, c’est évidemment la baisse salariale de 40 %. « Les offres qui nous étaient proposées, globalement, c’est un recul de 20 ans sur la convention que nous avons présentement et seulement au niveau des salaires, ça prendrait 10 ans avant de retrouver, à peu près, l’équivalent de ce que nous avons aujourd’hui. Donc, c’était inacceptable pour les travailleurs de Vallée-Jonction », d’argumenter le président du syndicat de Vallée-Jonction, M. Gino Provencher. 

L’offre proposée envers le syndicat à l’assemblée était qu’ils aient le mandat de rencontrer l’entreprise, en regroupé, c’est-à-dire avec l’usine de St-Simon, afin de regarder des aménagements à la convention collective, en respectant les préalables suivant : Garantir la survie et le développement des usines et une transparence économique de la part d’Olymel.

« Le mandat de ce matin est clair, nous voulons assurer une survie de l’usine, une rentabilité, mais pas à n’importe quel prix. La question était : est-ce que les offres de ce matin étaient sérieuses, si elles le sont, nous n’embarquons pas là-dedans, mais nous sommes prêts à nous asseoir et à négocier. Le mandat de Lucien Bouchard était de négocier, de rencontrer les partenaires et de trouver les solutions, tout ce bout là n’a pas été fait pour notre part.  Nous revenons à la charge en disant que nous sommes prêts à trouver des solutions, mais pas à n’importe quel prix. Présentement, M. Bouchard a agit comme un avocat patronal, il a déposé pour nous les offres, aucune négociation n’a eu lieu jusqu’à maintenant », d’ajouter M. Provencher

« Lucien Bouchard était supposé rencontrer tous les intervenants pour essayer de trouver une solution à l’industrie porcine qui ne va pas très bien.  La seule solution qu’il a trouvé, c’est pour Olymel et non pour l’industrie porcine. Lorsque vous êtes un employeur comme Olymel, qui se dit gros,  et qui demande la fermeture des petits abattoirs, autres que les siens, on peut se questionner sur sa stratégie. Donc, est-ce qu’Olymel s’aperçois qu’il y a peut-être une problématique dans sa gestion et que les travailleurs et les producteurs de porcs vont payer le prix de leur mauvaise gestion, je ne pense pas », de répliquer Richard Martin, président du syndicat à l’usine de St-Simon, qui elle, est sous la menace de fermeture pour le 30 mars prochain

Nous savons que le mandat premier de Lucien Bouchard était de récupéré 9 millions de dollars de la part des producteurs. On tente par le fait même de récupérer 13 millions de la part des employés de Vallée-Jonction. « Les gens étaient clairs ce matin, ils veulent être pris au sérieux et Olymel n’est pas sérieux. Les offres nous font l’ordonné, en argent, des pertes encourus pour Vallée-Jonction. Quel employeur peut dire : j’ai perdu tel montant cette année, donc dans tes avantages sociaux et ta convention collective, tu dois me donner l’équivalent pour que je puisse survivre. Il faut plutôt poser la question : quels efforts ils ont fait de l’autre côté », d’argumenter Gino Provencher.

M. Provencher nous assure que les gens ont été informés de tous les risques. Le syndicat a pris la peine de faire le tour, au complet, de toutes les propositions, des documents et il a agit en toute transparence. « Les travailleurs ont un bon moral, ils connaissent la situation dans laquelle ils sont placés. Pour ce qui est du climat de travail, en ce moment, les gens travaillent normalement, c’est certain qu’il y a beaucoup plus de questions, mais on essais d’y répondre. Le climat n’a jamais été « facile », mais il n’y a pas eu de changement dans les dernières semaines », d’assurer M. Provencher.

Olymel cherche donc à obtenir d’importantes concessions de la part des travailleurs, qui eux refuse catégoriquement de s’y plier. C’était donc un message clair que les employés ont voulu lancer, ce matin, à Olymel.

Rappelons que l’échéance de la convention collective actuelle est en septembre 2007, elle peut donc être rouverte n’importe quand. Quant-à la fermeture de l’usine, certains disent qu’elle pourrait être annoncée le 28 janvier et que la fermeture aurait lieu le 28 avril prochain.

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