Le Comité sectoriel de main-d’œuvre des industries de la transformation du bois (CSMOITB) et la Conférence régionale des élus (CRÉ) de la Chaudière-Appalaches ont tenu, le 22 mars, à Scott, une journée d’information sous le titre : « Les perspectives d’avenir pour le secteur de la transformation du bois et les enjeux futurs pour la main-d’œuvre ». Cette rencontre a pu informer de nombreux intervenants quant à l’avenir du secteur de la transformation du bois en Chaudière-Appalaches.
La Chaudière-Appalaches regroupe plus de 300 entreprises sur l’ensemble de son territoire soit le plus important bassin d’entreprises et de travailleurs en transformation du bois au Québec. De ce nombre, 24 % sont des scieries, 24 % sont des fabricants d'armoires et de comptoirs de cuisine en bois, 15 % d’entreprises de placages, de contreplaqués, de produits de bois reconstitués et de charpentes, 14 % fabricants de portes et fenêtres en bois, 5 % d’usines de préfabrication de bâtiments de bois et 18 % d’entreprises (bois de plancher et les escaliers).
Michel Vincent, ingénieur forestier et économiste chez Del Degan, Massé et associés (DDM Experts-conseils) a prononcé sa conférence devant une cinquantaine de participants en provenance du milieu socioéconomique et politique, de l’industrie de la transformation du bois, de l’éducation et des centres de recherche. La présentation a permis de brosser un portrait de la crise actuelle ainsi que les principales causes qui ont mené le secteur de la transformation du bois à connaître une période difficile au cours de la dernière décennie.
Par ailleurs, le conférencier a prié les intervenants que secteur de la deuxième transformation doit prendre de l’expansion sans toutefois délaissé le secteur de la première transformation. La rentabilité et la compétitivité de ce premier secteur est tributaire àla survie de la deuxième. Il devra aussi se battre contre les fluctuations du dollar, de la compétition internationale et du protectionnisme américain.
M. Vincent invite l’industrie forestière doit saisir l’opportunité des changements climatiques pour faire la promotion de ses produits et de se lancer dans la production du secteur de l’« énergie ».
« L’économie des pays développés est en faible croissance en ce moment, et ce, inclus les États-Unis. Aussi une reprise économique n’est prévue que pour la fin 2012. Toutefois, pour profiter des opportunités à venir et être en mesure de livrer les commandes, les entreprises devront pouvoir compter sur une main-d’œuvre qualifiée et performante », soulignait M. Vincent.
Se basant sur le « Diagnostic sectoriel concernant la main-d'œuvre des industries de la transformation du bois en Chaudière-Appalaches » publié en juin 2009, M. Vincent croit que l’embauche, la rétention et la formation de la main-d’oeuvre cosntitueront les principaux défis du prochain cycle économique.
Cette difficulté à embaucher établira, selon lui, les besoins en capitaux des entreprises pour l’amélioration de la productivité. Finalement, l’accès au capital pourrait s’avérer critique pour les entreprises de Chaudière-Appalaches en raison du marché actuel de l’emploi.
Pour consulter la présentation de Michel Vincent dans sa version intégrale, veuillez consulter le site Internet du CSMOITB: www.csmobois.com sous la rubrique « Scott : 22 mars, présentation ».