Les impacts néfastes du programme des régions ressources toujours bien présents
Les membres du Regroupement d’organisations de développement économique de Chaudière-Appalaches (ARDÉCA) se disent extrêmement déçus de la position du gouvernement actuel en ce qui concerne le maintien des exonérations fiscales et des crédits d’impôt à la masse salariale pour les entreprises des régions ressources jusqu’au 31 décembre 2010.
Le Regroupement, constitué des CLD de Chaudière-Appalaches et du Conseil économique de Beauce (CEB), a demandé à la ministre des Finances du Québec, Monique Jérôme-Forget, de mettre fin, et ce, dès le dépôt du budget 2009, à de telles mesures qui sont directement responsables de la réduction de travail et de la fermeture d’entreprises en Chaudière-Appalaches.
Le président de l’ARDÉCA, Philippe Mailloux est peu tendre envers le gouvernement et le ministre Robert Dutil qui a promis une solution d’ici l’été. « Nous comprenons, que le gouvernement, par son silence, est incapable de stimuler l’industrie manufacturière au Québec. Enfin, le ministre Robert Dutil a promis récemment une solution « gagnant gagnant » d’ici l’été 2009 et si à l’approche des vacances estivales, il n’avait pas trouvé la solution, nous pensons que, pour lui, la seule vraie solution serait de prolonger ses propres vacances jusqu’en 2015 ».
Un crédit d’impôt plus responsable
En ce temps de crise économique, les membres du Regroupement exigent de cesser cette « manœuvre maladroite ». De plus, ils demandent aussi que des crédits d’impôt sur investissement à l’équipement à la hauteur de 20 % soient alloués pour les deux prochaines années aux entreprises des régions centrales. Le Regroupement souligne qu’elles représentent 77 % des emplois industriels au Québec par rapport à 5 % pour les entreprises des régions ressources.
L’ARDÉCA se dit favorable à un versement d’un tel crédit d’impôt sur investissement à la hauteur de 40 % pour les entreprises des régions éloignées remplaçant ainsi les exonérations et les crédits d’impôt à la masse salariale. Les régions éloignées en question sont l’Abitibi-Témiscamingue, la Côte-Nord, le Nord-du-Québec et la Gaspésie/Îles-de-la-Madeleine. Pour les entreprises des autres régions ressources, les membres du Regroupement estiment que 20 % de crédit d’impôt sur l’investissement serait suffisant.
Par communiqué de presse, les membres rappellent à la ministre Jérôme-Forget que, pour la période de 2003 à 2007, 65 300 emplois industriels ont été perdus dans les sept régions centrales comparativement à une perte de 4500 emplois dans les six régions ressources. Lors de cette même période, deux régions ressources, soit le Saguenay-Lac-Saint-Jean et le Bas-Saint-Laurent, ont accru leurs emplois industriels respectivement de 1500 et de 900.
Les membres du Regroupement disent ne pas comprendre la logique de l’actuel gouvernement en matière de développement industriel au Québec. Ces mesures néfastes sont des aides fiscales sous la forme de « BS corporatif… » pour les régions ressources.


