Quoique peu présents sur le territoire, les commerces de tatouages se portent très bien dans la région. En effet, certains entrepreneurs d’ici ne chôment pas puisqu’ils peinent à répondre à la demande.
Maude Lachance, propriétaire de « Elle M Ink », possède son propre salon de tatouage à Saint-Martin. Jusqu’à tout récemment, elle y offrait également la coiffure. Elle a cependant choisi d’abandonner ce service pour se concentrer uniquement sur le tatouage qui représente la majeure partie de son chiffre d’affaires. « La liste d’attente est longue […] Ça peut aller jusqu’à six mois avant d’avoir un rendez-vous ici, mais les clients sont patients », soutient-elle.
Même son de cloche pour Kevin Lessard, propriétaire d’« Ecclectik Tattoo » à Saint-Georges. « Les listes d’attente vont jusqu’au mois de décembre », lance-t-il. Il juge cependant que ce temps d’attente est favorable aux clients et leur permet de prendre une décision plus éclairée quant à ce qu’ils désirent se faire dessiner. Selon M. Lessard, la clientèle augmente d’année en année.
Le tatouage a fait, et fait encore, l’objet de certains préjugés. Cependant, en 2014, la perception de la population est de plus en plus positive selon Maude Lachance. « De nos jours, c’est surtout une expression corporelle […] les gens cherchent à raconter une histoire de leur vie lorsqu’ils se font tatouer », affirme-t-elle. « Comme clients, j’ai des hommes et des femmes d’affaires, des grands-mamans, des adolescents […] Le genre “Bad Boys”, je n’en ai pas dans ma clientèle », souligne-t-elle.