La Financière agricole a donc versé 10,2 M$ à près de 1295 producteurs de la région assurés au Programme d'assurance récolte pour le foin. Au Québec, 6000 assurés ont reçu plus de 32 M$ par l'intermédiaire de ce programme.
La Financière agricole offre, pour la culture du foin, une protection
collective contre les pertes de rendement dues à des phénomènes climatiques incontrôlables. Depuis 2007, l'évaluation de la production de foin est basée sur l'approche par dérivés climatiques. Cette approche permet une évaluation plus précise des pertes par le fractionnement accru du territoire agricole. Ainsi, pour recueillir les données climatiques qui ont servi à estimer les rendements de foin 2008, un réseau composé de 256 stations météo couvre l'ensemble du territoire agricole, comparativement à 125 zones géographiques avant l'implantation de la méthode.
Selon la Financière, les conditions hivernales ont favorisé la survie des prairies à l'hiver, les conditions climatiques qui ont suivi n'ont pas été favorables à la récolte du foin en 2008. Le temps froid et le déficit de précipitations en mai n'ont pas été propices à la croissance des plantes fourragères. Puis, les pluies fréquentes et parfois abondantes de la mi-juin à la mi-août ont compliqué et retardé la récolte de la première fauche de foin. Cela a occasionné des pertes de qualité. La période de récolte de la première fauche ayant été plus longue que la normale, cela a eu pour effet de diminuer la période de croissance du foin des deuxième et troisième fauches. Le rendement global a été autour de la moyenne, mais la qualité du foin a été nettement inférieure.
Le Programme d'assurance récolte pour le foin est une protection collective. C'est donc dire que les taux de perte moyens sont appliqués à chacun des assurés d'un même territoire de station météo, peu importe les dommages individuels.
Il est normal d'observer une certaine variabilité quant à la quantité et à la qualité de la récolte entre les assurés d'un même territoire.
Cette variabilité peut notamment dépendre de la composition botanique des champs, du nombre de coupes et des modes de gestion de l'entreprise. L'entreprise agricole assurée doit assumer une franchise pouvant varier de 10 à 30 % de la valeur de la production, selon l'option de couverture choisie.