Variole du singe: les autres cas soupçonnés sont principalement au Québec
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Par La Presse Canadienne, 2022
OTTAWA — Quelques dizaines d’autres cas soupçonnés de variole du singe sont sous enquête au Canada, la plupart provenant du Québec, a indiqué vendredi l’administratrice en chef de la santé publique fédérale, la Dre Theresa Tam.
Jusqu’à présent, deux cas ont été confirmés, après que les autorités de l'État du Massachusetts eurent signalé un cas de variole du singe chez un homme qui avait séjourné à Montréal.
Parmi les autres cas possibles qui restent à confirmer au pays, la Dre Tam a précisé que plusieurs contacts en Colombie-Britannique sont surveillés de près.
«Nous ne connaissons pas vraiment l’étendue de la propagation survenue au Canada», a-t-elle dit, en précisant s’attendre à ce que plus de cas soient confirmés dans la journée de vendredi ou dans les jours suivants.
Pour l’heure, tous les cas de cette maladie, dont les symptômes comprennent des pustules et de la fièvre, sont validés au laboratoire national de microbiologie, situé à Winnipeg. Des discussions sont en cours parmi le réseau de laboratoires au pays pour voir à augmenter la capacité de diagnostic à d'autres endroits, a fait savoir la Dre Tam.
L’administrateur adjoint de la santé publique du Canada, le Dr Howard Njoo, a évoqué la possibilité que les provinces plus grandes et celles qui ont de meilleures dispositions technologiques puissent être priorisées, dans un premier temps, quoiqu’il soit trop tôt pour préciser lesquelles.
Quant à savoir si le vaccin contre la variole pourrait bientôt être utilisé contre la variole du singe, le Dr Njoo ne s’est pas avancé sauf pour dire que la question est étudiée avec les homologues québécois.
«Pour l’instant, on a quelques doses (en banque) et on est toujours prêts. On discute actuellement avec la province du Québec pour la possible utilisation», a-t-il résumé.
Il a surtout insisté sur les efforts importants à déployer, au Canada et ailleurs dans le monde, pour mettre à jour les lignes directrices d’emploi de ce vaccin en fonction du nouveau contexte d'utilisation possible.
Émilie Bergeron, La Presse Canadienne