Une Québécoise rapatriée d'un camp de prisonniers en Syrie est accusée de terrorisme
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Par La Presse Canadienne, 2022
MONTRÉAL — Oumaima Chouay, 27 ans, est devenue mercredi la première femme québécoise à être rapatriée au Canada pour y être accusée de terrorisme après avoir quitté le pays il y a huit ans pour joindre l’État islamique en Syrie.
Mme Chouay avait été faite prisonnière en novembre 2017 par l'armée syrienne et se trouvait depuis ce temps dans le camp de prisonniers Roj en Syrie.
Elle est présentement détenue au quartier général de la GRC, à Westmount et devait comparaître en après-midi ce mercredi par visioconférence au palais de justice de Montréal.
La GRC a annoncé plus tôt dans la journée qu’elle fera face à quatre accusations liées au terrorisme, soit d’avoir quitté le Canada pour participer aux activités d’un groupe terroriste, de participation à des activités terroristes, d’avoir fourni des biens ou des services à des fins terroristes et de complot pour quitter le Canada afin de participer aux activités d’un groupe terroriste.
Mme Chouay, qui avait 19 ans au moment de son départ du Canada, est arrivée à l’aéroport international Trudeau vers deux heures du matin, mercredi, en compagnie de ses deux enfants, nés outre-mer.
La GRC a indiqué que la Direction de la protection de la jeunesse et la famille de Mme Chouay ont été appelées à intervenir auprès de ces deux enfants.
Oumaima Chouay faisait l’objet d’une enquête de l'Équipe intégrée sur la sécurité nationale de la GRC depuis son départ en novembre 2014.
Pierre Saint-Arnaud, La Presse Canadienne