Une décision sur les élèves LGBTQ au Nouveau-Brunswick suscite des critiques à Ottawa
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Par La Presse Canadienne, 2023
OTTAWA — Le gouvernement du Nouveau-Brunswick fait face aux critiques de ministres, de députés et de sénateurs à Ottawa qui disent qu'il met les enfants LGBTQ en danger avec une nouvelle politique.
Le premier ministre Blaine Higgs souhaite changer la politique provinciale sur l'orientation sexuelle dans les écoles, pour forcer les enfants de 16 ans et moins qui s'identifient comme trans ou non binaires d'obtenir le consentement parental pour changer leurs noms ou leurs pronoms à l'école.
La version précédente de la politique exigeait que les enseignants obtiennent le consentement éclairé de l'élève avant de discuter des noms et des pronoms avec ses parents, et visait à rendre les écoles inclusives et sûres pour les enfants LGBTQ.
M. Higgs dit qu'il adopte une position ferme pour les familles, mais les changements ont suscité la colère des partis d'opposition et de la dissidence au sein de son propre caucus.
Les sénateurs Kim Pate et René Cormier ont écrit un éditorial pour appeler le gouvernement à reconsidérer ces changements, rappelant à M. Higgs que la province est assujettie à la Charte des droits et libertés.
La ministre des Langues officielles, Ginette Petitpas Taylor, a qualifié la décision d'épouvantable sur Twitter et son collègue du Cabinet, Randy Boissonnault, a déclaré que la politique met des vies en danger.
«Alors que le drapeau de la Fierté est hissé sur la Colline du Parlement, des enfants se réveillent au NB et se font dire qu'ils n'ont pas le droit d'être eux-mêmes», s'est désolé le ministre du Tourisme, jeudi.
«C'est cruel. C'est mal. Il faut faire marche arrière.»
La Presse Canadienne