Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Une coalition exhorte Ottawa à aider les plus vulnérables dans le commerce du sexe

durée 12h06
5 octobre 2023
La Presse Canadienne, 2023
durée

Temps de lecture   :  

2 minutes

Par La Presse Canadienne, 2023

OTTAWA — Une coalition de groupes de femmes qui appuient les lois canadiennes criminalisant certains aspects de la prostitution demande au gouvernement fédéral d'en faire plus pour soutenir et protéger les personnes vulnérables dans le commerce du sexe.

La semaine dernière, la Cour supérieure de l'Ontario a rejeté une contestation fondée sur la Charte concernant des infractions criminelles liées à la prostitution introduites par l'ancien gouvernement conservateur du premier ministre Stephen Harper en 2014.

L'Alliance canadienne pour la réforme des lois sur le travail du sexe, qui a lancé la contestation, avait soutenu que les lois interdisant de payer pour des services sexuels violaient les droits des travailleuses du sexe en favorisant la stigmatisation et en les empêchant d'obtenir un consentement significatif avant de s'engager avec des clients.

La Women's Equality Coalition était intervenue dans cette affaire, arguant que le travail du sexe est une forme de violence des hommes contre les femmes et que la Charte des droits et libertés ne devrait pas être là pour en protéger la pratique.

Cette coalition salue la décision du juge Robert Goldstein qui a confirmé la validité des lois, qui, selon lui, équilibrent l'interdiction des «aspects les plus exploiteurs du commerce du sexe» avec la protection des travailleuses du sexe contre les poursuites judiciaires.

Hilla Kerner, du Vancouver Rape Relief and Women's Shelter, l'une des organisations de la coalition, affirme que si les femmes disposent de solutions de rechange et d'une stabilité financière, elles n'auront pas à travailler dans ce secteur.

La coalition souhaite voir davantage de soutien fédéral aux programmes de désintoxication et de rétablissement à long terme, aux logements sûrs et abordables, aux services de garde d’enfants, à l’éducation et à un revenu décent.

La Presse Canadienne