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Une bonne saison pour se faire vacciner contre l'influenza

durée 08h32
6 décembre 2022
La Presse Canadienne, 2022
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Par La Presse Canadienne, 2022

MONTRÉAL — La grippe a frappé tôt et elle a frappé fort au Québec. Dans l'espoir d'alléger la pression sur les hôpitaux, la santé publique lance des appels répétés à la vaccination. S'il faut en croire les données avancées par le directeur national de santé publique, il s'agirait d'une très bonne année pour l'efficacité du vaccin contre l'influenza.

En conférence de presse, lundi après-midi, le Dr Luc Boileau a reconnu qu'il était beaucoup trop tôt dans la saison pour évaluer l'efficacité du vaccin sur la population du Québec. Toutefois, il a laissé entendre que des données étaient disponibles dans d'autres régions du monde où l'influenza a déjà frappé et que l'efficacité du vaccin actuel serait d'environ 50 %.

Si plusieurs peuvent rester dubitatifs devant un tel taux, des experts confirment qu'il s'agit d'une excellente performance pour un vaccin contre l'influenza.

Chaque année, le vaccin contre l'influenza est produit en fonction de prévisions établies par l'Organisation mondiale de la santé qui tente de deviner quelles souches de la grippe seront les plus dominantes lors de la prochaine saison. Pour l'hémisphère Nord, cette prévision est établie en février afin que les vaccins soient prêts pour l'automne suivant.

Parfois, les analystes se trompent et d'autres fois, ils misent dans le mille. À titre comparatif, selon les études compilées par le réseau canadien de sentinelles (SPSN), un groupe de médecins qui surveille l'efficacité du vaccin contre l'influenza au pays, la saison 2014-2015 avait été catastrophique avec une efficacité générale du vaccin de 9 %. À l'autre bout du spectre, le vaccin de 2009-2010 présentait un taux d'efficacité exceptionnel de 93 %.

Ce que cela signifie, c'est une réduction du risque de complications pour une personne vaccinée comparativement à une personne non vaccinée. Ainsi, chez les personnes très âgées ou les gens atteints de maladies chroniques, le risque d'hospitalisation ou de décès se voit réduit de manière significative.

Cette dépêche a été rédigée avec l’aide financière de l’Association médicale canadienne. Celle-ci n’a aucun droit de regard sur les choix éditoriaux.

Ugo Giguère, La Presse Canadienne