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Un verdict attendu lundi sur la demande d'injonction de l'UQAM à propos du campement

durée 02h09
27 mai 2024
The Canadian Press, 2024
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Temps de lecture   :  

3 minutes

Par The Canadian Press, 2024

MONTRÉAL — Le juge qui a été appelé à se pencher sur la demande d'injonction provisoire déposée par l'Université du Québec à Montréal (UQAM) concernant le campement propalestinien installé sur son campus doit rendre sa décision lundi.

Vendredi dernier, le juge de la Cour supérieure Louis-Joseph Gouin a entendu les arguments des deux parties impliquées lors d'une audience tenue au palais de justice de Montréal. Il a alors indiqué qu'il devrait rendre sa décision lundi.

Depuis le 12 mai, des manifestants propalestiniens campent dans le secteur du Complexe des sciences Pierre-Dansereau de l'UQAM, emboîtant le pas à d'autres rassemblements similaires qui ont eu lieu sur des campus ailleurs au Canada et aux États-Unis.

Les participants du campement exigent que l'UQAM rompe ses liens avec les institutions israéliennes et révèle l'étendue de ces relations. Ils demandent aussi au gouvernement du Québec de faire marche arrière en ce qui concerne l'ouverture du Bureau du Québec à Tel-Aviv.

De son côté, l'UQAM assure que sa fondation n'a «aucun investissement dans l'armement», et qu'elle n'a pas non plus «d'entente de mobilité ni d'entente-cadre avec des universités israéliennes».

Dans sa demande d'injonction, l'UQAM ne demande pas le démantèlement complet du campement, mais est plutôt à la recherche de balises pour assurer la libre circulation dans le secteur du Complexe des sciences.

Dans un communiqué, la direction a noté que «des accès et des sorties de secours des bâtiments de l'Université sont toujours entravés, que plusieurs caméras extérieures de protection sont obstruées, et que la situation sur le campement et à proximité de celui-ci s'est globalement détériorée».

«Il est de plus en plus barricadé, certains matériaux qui y ont été accumulés présentent des risques, des surfaces de certains pavillons ont été vandalisées, notamment par plusieurs graffitis, et des groupes cagoulés y circulent nuit et jour», a-t-elle mis de l'avant.

L'UQAM demande donc au tribunal de rendre une décision visant à permettre l'accès et la libre circulation à ses immeubles, ainsi qu'à faire cesser «tout geste ou comportement entraînant directement ou indirectement la dégradation ou la détérioration des biens meubles et immeubles de l'UQAM».

Deux demandes d'injonction concernant le campement propalestinien installé sur le campus de l'Université McGill ont été rejetées dans les dernières semaines.

Manifestation prévue à Toronto

En Ontario, les manifestants qui campent sur le campus de l'Université de Toronto ont réaffirmé qu'ils n'ont pas l'intention de partir d'ici 8 heures lundi matin, comme le lui a demandé la direction dans un avis d'intrusion.

Les organisateurs de la manifestation ont plutôt annoncé qu'ils tiendront un rassemblement aux côtés de la Fédération du travail de l'Ontario lundi matin dans le but de forcer l'université à répondre à leurs revendications.

Dans un avis d'intrusion publié vendredi dernier, l'université a ordonné aux manifestants de mettre fin au campement d'ici 8 heures lundi matin. Dimanche, la direction a confirmé qu'elle demandera une injonction au tribunal si les manifestants refusent de partir.

Les deux camps se sont rencontrés dimanche après-midi. Lors de cette réunion, les manifestants ont présenté ce qu'ils ont décrit comme une contre-offre appelant l'université à divulguer ses investissements publics dans les entreprises profitant de l'offensive israélienne à Gaza.

Les manifestants demandent également à l'université de créer un groupe de travail conjoint examinant les investissements privés. Ils réclament finalement que l'université rompe ses liens avec deux institutions universitaires israéliennes spécifiques.

Ni les manifestants ni la direction de l'université n'ont commenté publiquement le résultat de la rencontre de dimanche.

La Presse Canadienne