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Un premier «prisonnier d’opinion» reconnu par Amnistie internationale en sol canadien

durée 08h13
31 juillet 2024
La Presse Canadienne, 2024
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Par La Presse Canadienne, 2024

OTTAWA — Amnistie internationale demande la «libération inconditionnelle» d'un chef autochtone de la Colombie-Britannique reconnu coupable d'outrage au tribunal, qu'elle qualifie de «tout premier prisonnier d’opinion reconnu» par l'organisme en sol canadien.

Le chef Dsta'hyl, qui représente l'un des clans de la première nation Wet'suwet'en, s'appelle également Adam Gagnon.

Il avait été arrêté en 2021 pour avoir violé une ordonnance du tribunal qui interdisait d'entraver la construction du gazoduc Coastal GasLink. Le chef autochtone a ensuite été assigné à résidence par le tribunal.

Amnistie internationale affirme que le chef a été «injustement criminalisé et privé de sa liberté».

L'organisation souligne que l'ordonnance du tribunal est injuste parce qu'elle interdit des activités qui devraient pourtant être protégées au Canada par le droit à la liberté de réunion pacifique et à la liberté d'expression, garanti par la Charte canadienne des droits et libertés.

C'est la première fois qu'Amnistie internationale reconnaît un «prisonnier d'opinion» au Canada. L'organisation demande «la levée immédiate et inconditionnelle de son assignation à résidence» et la fin de la criminalisation des défenseurs des terres des Wet’suwet’en «dans un contexte d’urgence climatique globale».

La Presse Canadienne