Un officier d'Ottawa ne peut pas dire si la loi d'exception était nécessaire
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Par La Presse Canadienne, 2022
OTTAWA — Un officier supérieur de la police d'Ottawa affirme que la Loi fédérale sur les mesures d'urgence a été utile pour déloger les manifestants du «convoi de la liberté», mais il ne sait pas si elle était nécessaire.
Le surintendant Robert Bernier, qui a dirigé le centre de commandement de la police d'Ottawa pour une partie des manifestations de février, poursuit mercredi son témoignage devant la Commission sur l'état d'urgence.
La commission d'enquête publique vise à examiner la décision du gouvernement fédéral d'invoquer la Loi sur les mesures d'urgence trois semaines après le début de la crise et de déterminer si cette décision sans précédent était justifiée.
M. Bernier avait précédemment souligné aux audiences de la commission que dans les jours précédant le recours à la loi d'exception par le gouvernement, la police avait élaboré un plan opérationnel pour déloger les manifestants en s'appuyant sur les lois existantes.
Il soutient que la veille de l'annonce par le premier ministre Justin Trudeau du recours à la Loi sur les mesures d'urgence, la Police provinciale de l'Ontario pouvait compter sur 34 dépanneuses avec chauffeurs prêts à déplacer des véhicules qui bloquaient les rues autour de la colline du Parlement.
Les procureurs de la commission ont demandé plus précisément à M. Bernier s'il croyait que la loi fédérale était nécessaire pour déloger les manifestants; le surintendant a répondu: «C'est difficile pour moi de le dire».
M. Bernier a souligné qu'une fois que les policiers sont intervenus, ils ont constaté que certains manifestants avaient l'intention de rester et les agents «ne voulaient pas forcer une confrontation».
Stephanie Taylor et David Fraser, La Presse Canadienne