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Un médicament québécois démontre son efficacité contre la COVID-19

durée 14h30
21 août 2023
La Presse Canadienne, 2023
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Par La Presse Canadienne, 2023

MONTRÉAL — Un cocktail d'anticorps développé par l'entreprise québécoise Immune Biosolutions aurait démontré son efficacité à apaiser les symptômes respiratoires causés par la COVID-19 lors de la phase aiguë de la maladie.

Le médicament nommé IBIO123 a franchi les deux premières phases d'essais cliniques et les résultats obtenus par l'entreprise établie à Sherbrooke font l'objet d'un article scientifique publié lundi dans la revue The Lancet Infectious Diseases.

En plus de s'avérer efficace pour empêcher le virus de causer des dommages dans les poumons, le médicament serait aussi le tout premier traitement d'immunothérapie par inhalation contre la COVID-19.

On administre l'IBIO123 par nébulisateur. C'est-à-dire que le patient respire pendant quelques minutes une sorte de vapeur contenant le médicament. Ainsi, les anticorps sont dirigés directement vers les poumons, où ils s'attaquent au foyer d'infection.

D'après les résultats dévoilés, les essais cliniques à double insu ont été menés auprès de 162 patients adultes souffrant de symptômes légers ou modérés de la COVID-19. Au jour 8 de la maladie, 41 % des personnes traitées jouissaient d'une résolution de leurs symptômes respiratoires contre 17 % des personnes ayant reçu un placebo. Parmi les patients à haut risque, le taux de succès s'élève à 35 % avec l'IBIO123 par rapport à 10 % avec le placebo.

Les études ont été menées sur des patients infectés par le variant Omicron, mais le médicament demeurerait efficace contre tous les variants et sous-variants du SRAS CoV-2 connus jusqu'ici.

Dans la foulée des investissements massifs pour lutter contre la pandémie, Immune Biosolutions a bénéficié d'un soutien financier de 4,5 millions $ du gouvernement du Québec et de 13,44 millions $ du gouvernement du Canada. Des investisseurs privés ont aussi injecté près de 5 millions $ dans l'aventure.

Pour la suite des choses, l'entreprise affirme être en négociations avec d'éventuels partenaires en vue d'une étude de phase 3. Le défi consiste à trouver les ressources nécessaires pour une production à grande échelle permettant de mieux évaluer l'ensemble des effets et des risques liés au traitement sur un plus grand bassin de patients.

Les centres de recherche du Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM) et du CHU Sainte-Justine ont collaboré aux travaux.

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Ugo Giguère, La Presse Canadienne