Un groupe doute de la transparence de la Commission sur l'état d'urgence
Temps de lecture :
1 minute
Par La Presse Canadienne, 2022
OTTAWA — L'Association canadienne des libertés civiles dit craindre que le gouvernement fédéral cherche à cacher des informations afin qu'elles ne soient pas révélées lors de l'enquête publique sur le recours sans précédent à la Loi sur les mesures d'urgence.
L'avocate Cara Zwibel, qui représente l'association, dit avoir des interrogations à propos des documents qu'Ottawa a soumis en preuve et avoir des inquiétudes par rapport à la transparence démontrée jusqu'ici.
Le gouvernement libéral fédéral a invoqué la Loi sur les mesures d'urgence le 14 février dernier, offrant ainsi des pouvoirs extraordinaires temporaires aux policiers afin d'expulser les manifestants paralysant le centre-ville d'Ottawa et autorisant les banques à geler les comptes des personnes impliquées.
Cette décision était survenue alors que le soi-disant «convoi de la liberté» avait établi un véritable siège au centre-ville d'Ottawa en utilisant des camions lourds. D'autres groupes avaient aussi érigé des blocus à proximité de divers postes frontaliers.
Les manifestants, qui avaient amassé des millions de dollars par l'entremise de plateformes de sociofinancement, réclamaient la fin de l'obligation vaccinale ainsi que, dans certains cas, le départ du gouvernement libéral de Justin Trudeau.
La Loi sur les mesures d'urgence exige la tenue d'une enquête publique pour analyser le processus décisionnel du gouvernement chaque fois qu'elle est invoquée.
La Presse Canadienne